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Le gaz renouvelable : une des clefs de la transition énergétique ?

La transition énergétique ne pourra pas se faire sans développer le gaz renouvelable, le biométhane. On vous explique pourquoi.

30 janvier 2020

Le biométhane, ou gaz renouvelable, est loin d’être aussi connu que les autres énergies renouvelables. Et pour cause, on en parle beaucoup moins que des éoliennes ou des panneaux solaires. Pourtant, ce gaz, renouvelable, produit à partir de bio-déchets et de déchets agricoles a de nombreux avantages. Il peut être produit partout, à partir de déchets agricoles, alimentaires ou végétaux. Le biométhane est plus écologique que le gaz naturel classique. 

Mais surtout, il dispose de caractéristiques qui en font un élément indispensable pour la transition énergétique. Vous voulez savoir pourquoi ?

Champ avec trois cuves de fermentation

Le gaz renouvelable et la transition énergétique : des enjeux à ne pas oublier !

Il est très important de garder à l’esprit que la transition énergétique… ce n’est pas que l’électricité ! Eh oui, quand on parle de transition énergétique, on parle toujours de sortir du charbon, sortir du nucléaire, et remplacer tout ça par des énergies renouvelables comme l’éolien ou le solaire. Mais tout ça, ça ne concerne que l’électricité.

Pourtant, en réalité, on utilise bien d’autres formes d’énergie que l’électricité. D’ailleurs, en France, selon les chiffres du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire, seuls 26% de notre consommation d’énergie finale provient de l’électricité. Le reste, c’est essentiellement du pétrole (38%, notamment pour les voitures), du gaz (20%, notamment pour le chauffage) et des énergies renouvelables thermiques (11%, pour se chauffer à partir de la géothermie, la biomasse ou le solaire thermique). On voit bien qu’il ne faut pas se focaliser uniquement sur l’électricité !

Le biométhane, lui, il rentre dans ces “énergies renouvelables thermiques”, ces fameux 11%. Mais ce qui est intéressant du point de vue de la transition énergétique, c’est que le gaz renouvelable pourrait en théorie remplacer les autres gaz ! Et ça, c’est fondamental pour faire la transition vers un système énergétique plus écologique et plus résilient. 

Eh oui, en France, près de 20% de notre énergie c’est du gaz “naturel”, qu’on utilise en majorité pour se chauffer. Enfin, pour ceux qui disposent d’un chauffage au gaz, bien entendu. Mais attention, ce gaz, on l’appelle “gaz naturel” alors qu’il n’est pas écologique. Il est extrait du sol, comme le pétrole, et c’est une énergie fossile. Il émet donc beaucoup de CO₂ (environ 490 g de CO₂ par kWh d’énergie) en plus de détruire des paysages et des écosystèmes. En France, ce gaz on l’importe principalement de Norvège, de Russie, des Pays-Bas et d’Algérie. On peut donc dire qu’on est “dépendants” d’un gaz polluant, venant de l’étranger.

Avec le gaz renouvelable, on pourrait largement diminuer cette dépendance et cette pollution. Il suffirait de produire chez nous, par la méthanisation, du biométhane à partir de nos déchets agricoles. On pourrait ainsi se chauffer grâce à une énergie produite localement, peu polluante.

Le gaz renouvelable : un complément aux énergies renouvelables intermittentes

Mais les avantages du gaz renouvelable dans la transition énergétique ne s’arrêtent pas là ! Le biométhane peut aussi être utile pour pallier l’intermittence des énergies renouvelables électriques comme l’éolien ou le solaire.

Pour bien comprendre, reprenons un peu le contexte de la transition énergétique. L’idée de la transition énergétique, c’est de remplacer des énergies polluantes (comme le charbon, le gaz, ou le pétrole) et des énergies non-durables à l’échelle du temps humain (comme le nucléaire) par des énergies plus écologiques, plus durables et renouvelables, comme le solaire, l’éolien, ou l’hydro-électricité.

Sur le papier, ça a l’air facile, mais en réalité c’est un peu plus compliqué. Notamment parce que la plupart des énergies renouvelables sont “intermittentes”, ce qui veut dire qu’elles ne produisent pas en permanence. Une éolienne, par exemple, ça produit de l’électricité quand il y a du vent. Du coup, si on n’avait que des éoliennes, il y aurait des moments où l’on ne pourrait pas avoir d’électricité, et d’autres moments où l’on produirait de l’électricité alors qu’on en a pas forcément besoin. Il faut donc trouver des moyens de produire “à la demande” mais aussi d’utiliser les surplus. Bref, de lisser cette intermittence.

Pour ça, on peut utiliser divers techniques : conserver des moyens de production d’électricité pilotable, comme l’hydro-électricité, déployer des infrastructures de stockage de l’énergie (des batteries…). Mais on peut aussi utiliser le gaz renouvelable, grâce à ce que l’on appelle le “power-to-gas”.

En résumé, l’idée c’est d’utiliser les surplus d’électricité qui sont produits par les énergies renouvelables à certaines périodes, pour alimenter les installations de méthanisation qui produisent du gaz renouvelable. Eh oui, car ces installations ont besoin d’être légèrement chauffées pour transformer les déchets en gaz, et pour ça on peut utiliser de l’électricité. Résultat, au lieu d’avoir des surplus de production électrique, difficiles à stocker et engendrant des pertes, on produit du gaz renouvelable, plus écologique.

Avec cette technique, le gaz renouvelable peut donc avoir un rôle prépondérant dans la transition énergétique ! Il permet de pallier une partie de l’intermittence des énergies renouvelables et de construire des réseaux énergétiques complémentaires, plus efficaces. Et en plus, cela permet de produire plus de gaz renouvelable écologique et donc d’utiliser moins de gaz naturel, polluant et importé.

offre d'énergie renouvelable

Le rôle du gaz renouvelable dans la transition énergétique du transport

Enfin, le gaz renouvelable, le biométhane, peut avoir un troisième avantage de taille dans la transition énergétique. Souvenez-vous : on a vu que la principale énergie utilisée en France (38% de notre énergie, tout de même) c’est le pétrole. Et le pétrole, on l’utilise essentiellement dans les transports. D’abord dans les transports individuels, nos voitures, et puis aussi dans les transports de marchandise, les camions de transport par exemple.

Eh bien, le gaz renouvelable pourrait servir à remplacer une partie de ce pétrole. Aujourd’hui, on sait déjà faire rouler des véhicules, des voitures, des bus et même des camions à l’aide de gaz naturel. Et on peut tout à fait les faire rouler avec du gaz renouvelable, puisqu’il a exactement les mêmes propriétés.

Imaginez maintenant qu’au lieu d’utiliser du pétrole pour les voitures ou les camions, on utilise du gaz renouvelable. On remplacerait alors une énergie polluante, pas une énergie “neutre” en carbone (puisqu’elle n’émet que le carbone stocké dans les déchets utilisés pour la méthanisation). On réduirait aussi les particules fines émises par les voitures essence ou les voitures diesel. Bref, on développerait un transport plus écologique.

Quand on sait que le transport routier est le premier contributeur des émissions de gaz à effet de serre de la France, et le deuxième dans le monde après la production d’énergie des bâtiments, il y a de quoi nourrir des espoirs !

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Biométhane et transition énergétique : des alliances à créer

En plus de tout ça, l’intérêt du biométhane c’est qu’il permet de produire une énergie vraiment locale, au plus près de besoin. Une énergie décentralisée, en d’autres termes. Concrètement, les agriculteurs peuvent alimenter des installations de méthanisation grâce à leurs déchets agricoles afin de produire du gaz. Cela permet de redynamiser le tissu rural du territoire, de donner un complément de revenu aux agriculteurs, et d’accélérer la transition énergétique.

Mais pour cela, il faut créer des alliances sur le territoire. Il faut que les distributeurs de gaz se mettent en contact avec des agriculteurs, créent des infrastructures, sensibilisent les différents acteurs de la filière. Et tout ça ne se fera pas en un jour.

À l’heure actuelle, la France dispose d’une centaine d’installations de méthanisation réparties dans le pays, et cela commence doucement à se développer. Mais dans le cadre de la transition énergétique, c’est un secteur important à développer, avec de nombreux avantages et des synergies très intéressantes. 

C’est pour cela qu’ekWateur, en tant que fournisseur d’énergies renouvelables, met un point d’honneur à contribuer à cette transition énergétique, et à développer le gaz renouvelable. Nous sommes les premiers à avoir proposé à nos clients une offre gaz renouvelable, qui permet de financer des petits producteurs de biométhane. Une manière d’encourager les énergies renouvelables, pour nous, et pour nos fidèles clients.