
Quelle est la consommation d’une pompe à chaleur ?
Une pompe à chaleur ne produit pas la chaleur de la même manière qu’un radiateur électrique classique. L’électricité ne sert pas directement à fabriquer la chaleur : elle permet surtout de récupérer des calories présentes autour du logement et de les rapporter à l’intérieur.
C’est ce fonctionnement qui explique pourquoi sa consommation ne se lit pas comme celle d’un chauffage direct : pour 1 kWh d’électricité consommé, une PAC peut restituer plusieurs kWh de chaleur.
Reste à savoir combien elle consomme réellement sur une année et ce qui fait varier cette consommation. Ça tombe bien, on va regarder cela de plus près.
5 avril 2026 à 17:40
Lecture 5 mn
Ce qu'il faut retenir
Une pompe à chaleur consomme en moyenne 35 kWh/m²/an en géothermie contre 51 kWh/m²/an en aérothermie, avec de fortes variations selon l’isolation du logement.
Le SCOP, l’isolation et la température de chauffage demandée sont les trois principaux facteurs qui influencent la consommation réelle d’une pompe à chaleur.
Une PAC bien réglée, associée à une électricité verte comme celle d’Ekwateur, permet de réduire à la fois la facture énergétique et l’empreinte carbone.
Combien consomme une pompe à chaleur selon son type ?
Pour une PAC air-eau
| Classe DPE | Besoins de chauffage estimés | Consommation annuelle avec PAC air-eau (COP 3) |
|---|---|---|
| A | moins de 7 000 kWh/an | moins de 2 300 kWh/an |
| B | 7 100 à 11 000 kWh/an | 2 400 à 3 700 kWh/an |
| C | 11 100 à 18 000 kWh/an | 3 700 à 6 000 kWh/an |
| D | 18 100 à 25 000 kWh/an | 6 000 à 8 300 kWh/an |
| E | 25 100 à 33 000 kWh/an | 8 400 à 11 000 kWh/an |
Pour une PAC géothermique
| Classe DPE | Besoins de chauffage estimés | Consommation annuelle avec PAC géothermique (COP 4,3) |
|---|---|---|
| A | moins de 7 000 kWh/an | moins de 1 600 kWh/an |
| B | 7 100 à 11 000 kWh/an | 1 650 à 2 550 kWh/an |
| C | 11 100 à 18 000 kWh/an | 2 580 à 4 180 kWh/an |
| D | 18 100 à 25 000 kWh/an | 4 200 à 5 800 kWh/an |
| E | 25 100 à 33 000 kWh/an | 5 840 à 7 670 kWh/an |
La consommation d’une pompe à chaleur change d’abord selon la technologie choisie. Une PAC air-air ou PAC air-eau récupère les calories présentes dans l’air extérieur1. Une PAC géothermique, elle, va chercher la chaleur dans le sol¹, où la température varie beaucoup moins au fil des saisons. Et quand la source est plus stable, le rendement suit généralement le même chemin.
Deux chiffres reviennent souvent lorsqu’il est question de consommation des PAC, au point de devenir presque les vedettes des résultats de l’affiche : 51 kWh par m² et par an pour une pompe à chaleur aérothermique (les pompes à chaleur air-air et air-eau) et 35 kWh par m² et par an pour une pompe à chaleur géothermique. Ces valeurs sont des repères construits à partir de performances observées sur le terrain, notamment dans les études menées par l’Agence de la transition écologique sur des installations en conditions réelles¹⁻².
Le principe reste assez simple : une pompe à chaleur air-eau restitue souvent autour de trois fois plus de chaleur qu’elle ne consomme d’électricité en conditions réelles². Donc pour 1 kWh consommé, environ 3 kWh de chaleur peuvent être produits¹. Cela se traduit par le COP, le coefficient de performance (on vous en dit plus sur le sujet plus bas).
Si l’on prend comme base un logement aux besoins de chauffage d’environ 150 kWh par mètre carré et par an, soit un niveau fréquent dans un logement ancien ou moyennement isolé, et qu’on applique un rendement moyen de 3 pour une pompe à chaleur air-eau, le calcul donne 150 ÷ 3 = 50 kWh/m²/an. Voilà pourquoi le chiffre de 51 kWh/m²/an revient aussi souvent.
Du côté de la géothermie, le rendement moyen est souvent plus élevé, autour de 4 à 4,33. En reprenant le même besoin de chauffage, on obtient alors 150 ÷ 4,3 ≈ 35 kWh/m²/an, ce qui explique l’autre valeur fréquemment citée¹.
Exemple de consommation annuelle selon le type de PAC pour une maison de 100 m²
| Type de pompe à chaleur | Consommation moyenne (kWh/m²/an) | Consommation annuelle (kWh) | Coût annuel estimé (TRV 0,1940 €/kWh) |
|---|---|---|---|
| PAC aérothermique (air-air / air-eau) | 51 kWh | 5 100 kWh | 989€ |
| PAC géothermique | 35 kWh | 3 500 kWh | 679€ |
Ces chiffres sont des repères pédagogiques, utiles pour comparer les technologies à partir d’un même point de départ², ce ne sont pas des barèmes officiels. Dans la vie (la vraie), une pompe à chaleur installée dans deux logements identiques sur le papier peut afficher des résultats assez différents selon l’isolation, la météo ou les réglages⁴.
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Pour donner un autre repère, prenons un logement classé D au DPE, avec une consommation d’environ 220 kWh/m²/an⁵. Avec une pompe à chaleur air-eau affichant un rendement moyen de 3, cela correspondrait à 220 ÷ 3 = environ 73 kWh/m²/an d’électricité consommée pour le chauffage. Avec une pompe à chaleur géothermique, on descendrait plutôt autour de 51 kWh/m²/an avec le même besoin initial. Deux valeurs supérieures aux valeurs “repères”. Cela montre à quel point l’état du logement pèse souvent autant que le matériel lui-même.
Entre une maison bien isolée où la chaleur reste sagement à l’intérieur et un logement qui encaisse les vagues de froid comme une façade bretonne en plein mois de janvier, la consommation peut vite changer de visage.
Quels éléments influencent la consommation d’une pompe à chaleur ?
Le COP et le SCOP, les vrais indicateurs à regarder
Quand on parle de performance d’une pompe à chaleur, deux sigles reviennent souvent : COP et SCOP, qui ne sont pas deux nouveaux rappeurs à la mode (j’ai vérifié).
- Le COP (coefficient de performance) correspond au rendement mesuré dans des conditions normalisées, à un instant donné, selon des températures fixées par les normes européennes. Il indique combien de kilowattheures de chaleur la pompe restitue pour 1 kWh d’électricité consommé.
Par exemple, un COP de 3 signifie que la PAC produit 3 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité. Un peu comme le kilowatt-crête pour les panneaux solaires, c’est surtout un repère technique utile pour comparer plusieurs modèles dans les mêmes conditions.
- Le SCOP (coefficient de performance saisonnier) va plus loin : il tient compte du fonctionnement réel sur toute une saison de chauffe, avec les variations de température extérieure, les cycles de démarrage et l’usage concret du logement.
En résumé, le COP donne une photo prise en conditions standard, alors que le SCOP se rapproche davantage du quotidien. C’est donc souvent le SCOP qu’il faut regarder en priorité au moment de l’achat, car il figure sur l’étiquette énergétique et donne une idée plus réaliste de la consommation annuelle que le COP.
L’isolation du logement
Une pompe à chaleur installée dans un logement mal isolé doit compenser davantage de pertes thermiques.
Selon les repères de l’ADEME⁷, dans une maison peu isolée, la chaleur s’échappe en moyenne :
- 25 à 30 % par la toiture
- 20 à 25 % par les murs
- 10 à 15 % par les fenêtres
- 20 à 25 % par le renouvellement d’air et les fuites
- 7 à 10 % par les planchers bas
- 5 à 10 % par les ponts thermiques
Plus ces pertes sont importantes, plus la pompe à chaleur doit fonctionner longtemps pour maintenir la température souhaitée.
Une PAC performante installée dans un logement mal isolé risque de produire beaucoup pour compenser une chaleur qui s’échappe presque aussitôt. Dans ce cas, ce qui pèse sur le bilan énergétique, ce n’est pas la chaleur qui sort de l’habitat (pour le plus grand bonheur des oiseaux), c’est plutôt l’électricité supplémentaire nécessaire au maintien de la température intérieure du logement.
La surface à chauffer
Une maison de 80 m² et une maison de 160 m² ne demandent évidemment pas le même effort.
Plus la surface augmente, plus la pompe à chaleur doit produire d’énergie pour chauffer l’ensemble du volume. La hauteur sous plafond, l’exposition ou la circulation de l’air dans les pièces peuvent aussi faire varier les besoins.
Les températures extérieures
Les pompes à chaleur aérothermiques, en particulier les modèles air-air et air-eau, deviennent plus sollicitées lorsque l’air extérieur refroidit fortement.
Sous 0°C, elles doivent capter des calories dans un air moins généreux, ce qui réduit leur rendement et augmente la consommation électrique.
Un appareil bien dimensionné permet justement de limiter cet effet pendant les périodes froides.
La température de chauffage demandée
Quelques degrés suffisent à faire bouger la facture.
Passer de 19°C à 22°C augmente rapidement les besoins de chauffage, donc le temps de fonctionnement de la pompe à chaleur.
Selon l’ADEME, chaque degré supplémentaire augmente d’environ 7 % la consommation de chauffage8. Cela signifie qu’un logement chauffé à 22°C peut consommer autour de 20 % de plus qu’un logement maintenu à 19°C.
Comment calculer la consommation d’une pompe à chaleur ?
Pour estimer la consommation électrique d’une pompe à chaleur, on peut partir d’une formule simple :
Consommation annuelle (kWh) = (Puissance × Heures de fonctionnement) / SCOP
La puissance s’exprime en watts, les heures correspondent au temps de fonctionnement annuel estimé, et le SCOP permet de tenir compte du rendement réel sur une saison de chauffe.
Prenons un exemple avec une pompe à chaleur de 7 000 W fonctionnant 3 500 heures par an.
| SCOP | Consommation annuelle estimée | Coût au TRV (0,1940 € TTC/kWh) |
|---|---|---|
| 2 | 12 250 kWh | 2 376,50 € |
| 3 | 8 167 kWh | 1 584,40 € |
| 4 | 6 125 kWh | 1 188,25 € |
On voit vite l’effet du rendement : plus le SCOP grimpe, plus la consommation baisse.
Entre un SCOP de 2 et un SCOP de 4, l’écart dépasse 1 180 € par an sur cet exemple.
Deux pompes à chaleur de même puissance peuvent afficher des coûts d’usage très différents selon leur efficacité réelle.
PAC + électricité verte : un duo gagnant
Une pompe à chaleur est déjà un système très efficace. Une grande partie de l’énergie utilisée pour chauffer le logement provient de calories gratuites présentes dans l’air, le sol ou l’eau, et non de l’électricité elle-même.
Lorsqu’on associe ce système à une offre d’électricité renouvelable, comme celles proposées par Ekwateur, l’intérêt devient double :
- réduction de la consommation d’énergie finale, grâce au rendement de la PAC
- réduction de l’empreinte carbone, grâce à une électricité issue de sources renouvelables
En mars 2026, l’offre d’électricité verte d’Ekwateur affiche par exemple un prix autour de 0,1700 €/kWh TTC, soit moins que le tarif réglementé de 0,1940 €/kW.
| SCOP | Économie annuelle estimée avec Ekwateur* |
|---|---|
| 2 | 294,00€ |
| 3 | 196,01€ |
| 4 | 147,00€ |
Calcul réalisé hors abonnement, sur la base des prix TTC observés en mars 2026. Les tarifs peuvent évoluer.

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Comment réduire la consommation de sa pompe à chaleur ?
Une pompe à chaleur fonctionne d’autant mieux qu’elle travaille dans des conditions stables. Quelques réglages et entretiens simples permettent souvent d’éviter qu’elle ne consomme plus que nécessaire, sans avoir à transformer l’installation en laboratoire expérimental.
| Astuce pour réduire la consommation | Impact sur la facture | En savoir plus |
|---|---|---|
| Stabiliser la température | Très fort |
|
| Entretenir les filtres | Modéré |
|
| Éviter les hausses brutales | Fort |
|
| Programmer intelligemment | Très fort |
|
| Vérifier la loi d'eau pour une PAC air/eau | Fort |
|
La consommation d’une pompe à chaleur dépend autant de son rendement que du logement dans lequel elle fonctionne. Bien dimensionnée, bien réglée et associée à une bonne isolation, elle reste l’un des systèmes de chauffage les plus efficaces aujourd’hui !
FAQ
Est-ce que la pompe à chaleur consomme beaucoup d’électricité ?
Est-ce qu’une pompe à chaleur reste économique face aux autres chauffages ?
Quelle est la consommation d’une pompe à chaleur en hiver ?
Comment éviter qu’une pompe à chaleur consomme trop ?
- https://librairie.ademe.fr/batiment/8617-mesure-des-performances-de-100-pac-air-eau-et-eau-eau-installees-en-maisons-individuelles.html
- https://librairie.ademe.fr/batiment/8634-avis-sur-les-performances-reelles-des-pompes-a-chaleur.html
- https://librairie.ademe.fr/batiment/8634-avis-sur-les-performances-reelles-des-pompes-a-chaleur.html
- https://librairie.ademe.fr/batiment/8617-mesure-des-performances-de-100-pac-air-eau-et-eau-eau-installees-en-maisons-individuelles.html
- https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/diagnostic-performance-energetique-dpe
- https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049446315
- https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/guide-pratique-isoler-sa-maison.pdf
- https://infos.ademe.fr/magazine-octobre-2022/faits-et-chiffres/quelques-astuces-pour-economiser-lenergie/
- https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/amenager-maison/chauffer/pompe-chaleur





