
Facture d’électricité d’un restaurant : quel budget prévoir ?
Entre les équipements de cuisson, les chambres froides, la ventilation, l’éclairage ou encore le chauffage, un restaurant peut consommer beaucoup d’électricité au cours d’une année. Le budget varie toutefois fortement selon le type d’établissement, sa taille et ses équipements.
Pour donner un ordre de grandeur concret, nous avons analysé la consommation d’un échantillon de 200 restaurants clients Ekwateur, et la facture moyenne atteint environ 8 669 € TTC par an pour un restaurant traditionnel, contre 13 950 € TTC pour un établissement de restauration rapide.
Puissance souscrite, équipements, horaires d’ouverture, type de cuisine : plusieurs éléments expliquent ces écarts. Afin d’éviter que la facture ne tourne en Cauchemar en cuisine (elle était facile, celle-ci), regardons où part l’électricité d’un restaurant et comment réduire la note.
16 septembre 2026 à 15:08
Lecture 5 mn
À retenir
Sur un échantillon de 200 restaurants clients Ekwateur, la facture moyenne atteint 8 669 € TTC/an en restauration traditionnelle et 13 950 € TTC/an en restauration rapide.
La restauration rapide consomme davantage, notamment en raison d’équipements plus nombreux, plus puissants et utilisés plus longtemps.
Refroidissement, cuisson, chauffage, climatisation et ventilation concentrent les principaux leviers pour réduire la consommation et la facture d’électricité.
Quelle facture d’électricité pour quelle taille de restaurant ?
La facture d’électricité d’un restaurant varie fortement selon son activité. Puissance du compteur, consommation annuelle et équipements utilisés ne sont pas les mêmes dans un restaurant traditionnel et dans un établissement de restauration rapide.
Pour y voir plus clair, nous nous sommes appuyés sur les données d’un échantillon de 200 restaurants clients d’Ekwateur. Les chiffres ci-dessous correspondent donc à des moyennes observées.
| Type de restauration | Puissance moyenne souscrite | Consommation moyenne annuelle | Facture moyenne annuelle |
|---|---|---|---|
| Restauration traditionnelle (APE 5610A) | 23 kVA | 23 663 kWh | 8 668,59 € TTC |
| Restauration rapide (APE 5610C) | 46 kVA | 71 742 kWh | 13 950,25 € TTC |
La différence entre les deux profils est nette : la restauration rapide souscrit en moyenne deux fois plus de puissance et consomme environ trois fois plus d’électricité que la restauration traditionnelle. Sa facture annuelle moyenne est donc logiquement plus élevée.
Bon à savoir
La facture ne dépend pas uniquement du nombre de kWh consommés. Le prix du kWh, l’abonnement, la puissance souscrite et la structure du contrat d’électricité entrent aussi dans l’équation.
Quels sont les principaux postes de consommation d’un restaurant ?
Nos données montrent un écart important : 46 kVA de puissance souscrite en moyenne pour la restauration rapide, contre 23 kVA pour la restauration traditionnelle. La consommation, elle, est presque multipliée par trois : 71 742 kWh par an contre 23 663 kWh. La restauration rapide souscrit davantage de puissance, car elle sollicite beaucoup plus ses équipements.
Les équipements sont donc généralement plus nombreux, plus puissants et surtout plus sollicités. Friteuses, plaques, grills, fours, chambres froides ou vitrines réfrigérées peuvent fonctionner simultanément, avec des amplitudes horaires souvent plus larges. Pas de petit bouillon qui mijote tranquillement dans son coin à l’horizon ou une cuisson au charbon de bois. Une partie du matériel doit rester chaud, froid ou prêt à servir même quand la salle ralentit.
Ainsi, 23 % des restaurants rapides de notre échantillon disposent d’une puissance supérieure à 36 kVA, contre seulement 6 % des restaurants traditionnels. De gros équipements utilisés plus longtemps et plus intensément demandent naturellement plus d'énergie.
| Type de restaurant | Principaux postes de consommation |
|---|---|
| Restauration rapide | Friteuses, plaques et grills, fours, froid commercial, maintien au chaud, ventilation, équipements fonctionnant longtemps ou en continu |
| Restauration traditionnelle | Cuisson, fours, froid, lave-vaisselle professionnel, ventilation, chauffage/climatisation, éclairage |
La restauration rapide cumule donc davantage d’équipements puissants et une utilisation plus intensive, ce qui explique son niveau de consommation nettement supérieur.
Comment faire des économies sur la facture d’électricité de son restaurant ?
Loin de nous l’idée de vous conseiller des recettes façon Philippe Etchebest, on se concentre sur ce qu’on sait faire, la consommation énergétique.
Côté équipements
- Choisir du matériel plus performant au moment du renouvellement : pour le froid, l’ADEME recommande notamment les équipements basse consommation. Elle indique qu’un réfrigérateur de classe A peut consommer jusqu’à deux fois moins qu’un modèle de classe B¹.
- Entretenir régulièrement les équipements frigorifiques : un appareil encrassé travaille davantage pour produire le même froid. Selon l’ADEME, nettoyer les condenseurs peut permettre jusqu’à 33 % d’économies d’énergie sur les équipements concernés¹. Un petit coup de chiffon qui peut donc peser lourd sur la facture.
- Surveiller les portes, les joints et les réglages : une porte mal fermée ou un joint fatigué laisse filer le froid. Contrôler leur état et limiter les ouvertures peut permettre jusqu’à 17 % d’économies sur les équipements concernés¹. Optimiser le dégivrage peut, de son côté, générer jusqu’à 30 % d’économies¹⁻².
- Éloigner le froid du chaud : placer un réfrigérateur ou une chambre froide à proximité d’un four ou de plaques oblige l’équipement à lutter en permanence contre la chaleur ambiante. Séparer les zones de cuisson et de froid peut permettre jusqu’à 10 % d’économies d’énergie sur les appareils frigorifiques concernés¹.
Adapter l’utilisation au vrai rythme du service
- Éviter de laisser les équipements en veille : l’ADEME recommande de privilégier l’arrêt complet lorsque le matériel n’est pas utilisé. Fours, friteuses, plaques ou appareils d’appoint n’ont donc pas vocation à tourner toute la journée « au cas où »².
- Allumer les équipements seulement lorsqu’ils sont nécessaires : pour le matériel à utilisation ponctuelle, l’ADEME recommande de ne le mettre en route que pendant ses phases de fonctionnement. En somme, il faut adapter la consommation au rythme réel du service².
- Adapter aussi les modes de cuisson : le guide recommande notamment de favoriser les méthodes de cuisson à basse température, qui peuvent limiter les besoins énergétiques lorsque la recette le permet².
Garder un œil sur le chauffage, la climatisation et la ventilation
- Adapter la température aux besoins réels : inutile de transformer la salle en désert en janvier ou en banquise en juillet, le voyage doit être avant tout culinaire. L’ADEME recommande de réguler individuellement la température et indique qu’abaisser le thermostat d’un degré peut permettre environ 7 % d’économies d’énergie². Côté réglementation, la limite supérieure de chauffage est fixée en moyenne à 19 °C³ dans les locaux recevant du public, hors exceptions prévues par le Code de l’énergie. Un système de refroidissement ne peut quant à lui fonctionner que lorsque la température intérieure dépasse 26 °C⁴.
- Éviter de chauffer ou climatiser les espaces qui ne servent pas : programmateurs, thermostats d’ambiance ou robinets thermostatiques permettent d’adapter le chauffage à l’occupation réelle des pièces. Pour un espace inutilisé pendant une longue période, l’ADEME recommande par exemple de passer le thermostat en mode « hors gel »².
- Entretenir et régler les systèmes : un chauffage, une climatisation ou une ventilation mal entretenus peuvent fonctionner moins efficacement. L’ADEME recommande notamment de contrôler régulièrement les équipements contenant des fluides frigorigènes et, côté ventilation, de réguler son fonctionnement en fonction des besoins².
Vérifier la puissance du compteur
Une puissance souscrite trop élevée peut alourdir inutilement le coût fixe du contrat. À l’inverse, une puissance trop faible peut provoquer des dépassements ou des coupures. Mieux vaut donc choisir une puissance de compteur électrique professionnel adaptée aux besoins réels du restaurant. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre fournisseur pour vous assurer que votre puissance souscrite est bien adaptée à vos besoins.
Regarder aussi du côté du contrat
Le prix du kWh et la puissance souscrite ne sont pas les seuls éléments à surveiller. Il faut aussi regarder l’abonnement, la structure tarifaire et les éventuelles plages horaires. Pour plusieurs établissements, un contrat d’énergie multisites peut également simplifier la gestion.
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Votre facture d’électricité est plus élevée que la moyenne ?
Votre facture dépasse les moyennes présentées plus haut ? Ce n’est pas forcément le rat Ratatouille qui cuisine pendant la nuit. Un restaurant plus grand, davantage de couverts, des horaires d’ouverture plus larges, une cuisine très électrifiée ou une puissance souscrite supérieure peuvent naturellement faire grimper la consommation. Et à consommation identique, le prix dépend aussi du contrat d’électricité souscrit.
En revanche, un écart important peut être un bon prétexte pour passer la facture au grill :
- consommation annuelle,
- puissance du compteur,
- équipements les plus énergivores
- conditions du contrat
C’est aussi l’occasion de regarder du côté de l’offre d’électricité verte pour les pros d’Ekwateur. Grâce aux Garanties d’Origine, une quantité d’électricité renouvelable équivalente à la consommation du restaurant est produite puis injectée sur le réseau. Chez Ekwateur, cette électricité renouvelable provient de l’éolien, du solaire et de l’hydraulique.
Nos offres s'adaptent évidemment au profil de l’entreprise : du restaurant indépendant aux structures disposant de plusieurs établissements. Nous sommes d’ailleurs experts en gestion multi-sites :
- Bascule en masse : on transfère tous vos compteurs en une opération, sans coupure.
- Facture unique : vous pouvez bénéficier d’un seul document pour l'ensemble de vos compteurs.
- Suivi centralisé : vous visualisez la consommation et le budget de chaque point de consommation.
Et pas besoin de déchiffrer seul·e sa courbe de charge entre deux services : un·e conseiller·e dédié·e vous accompagne de la souscription à la gestion du contrat. N’hésitez pas à prendre contact, on est aussi prompt qu’un maître d’hôtel lorsqu’il entend sonner la cloche du passe. 🧑🍳

De l’électricité verte au menu
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FAQ
Comment réduire sa consommation d’électricité quand on est un restaurant ?
Prise renforcée en copropriété : est-ce possible ?
Quelle législation est en place pour diminuer la consommation énergétique des restaurants ?
- https://parcours-economies-energie.ademe.fr/conseils-metiers/commerces-alimentaires
- https://moncommerce.nantesmetropole.fr/wp-content/uploads/2025/05/12/guide-restauration-ademe.pdf
- https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000031748167/2026-02-22
- https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000031748177





