Des légumes, des fruits et du poisson dans un sac de courses
Des légumes, des fruits et du poisson

Consommation de viande : 10 raisons de la diminuer !

Avez déjà entendu parler des flexitariens ? Non, ce ne sont pas les habitants d’une planète loufoque où l’on ne trouve pas de bovin. Il s’agit simplement des adeptes d’un régime alimentaire qui vise à diminuer sa consommation de viande et de poisson. Ni végétariens ni végans, ces partisans de la voie du milieu sont amateurs de bonne chair.

« Diminuer sa consommation de viande ? Quelle mouche les a piqués ?! »

Jugée supérieure à nos besoins nutritionnels, notre consommation de viande en excès aurait des conséquences néfastes sur notre santé, la planète, la biodiversité et l’humanité. « Tant que ça ? » Tout à fait ! On ne mâchera pas nos mots.

Voici 10 bonnes raisons qui devraient vous convaincre de réduire votre consommation de viande. Au revoir veaux, vaches, cochons… 

1. Pour un corps en bonne santé

« Riche en fer », « source d’énergie », « virile » et « fortifiante », la viande est l’objet de nombreux mythes. L’industrie et la publicité se sont longtemps attachées à nous démontrer tous les bienfaits de la consommation de viande. Et nous, nous avons tout avalé. Nous avons mangé de la viande en quantité, sans nous faire prier. Et presque un peu trop… « En France, la consommation moyenne de produits animaux par une population adulte en bonne santé est supérieure aux besoins nutritionnels », conclut un récent avis scientifique de l’INRAE. Volaille, charcuterie, viande rouge, blanche, un-e Français-es consomme en moyenne 1,5kg de viande par semaine au lieu des 500g recommandés par les nutritionnistes.

C’est quoi le problème ? La viande est riche en graisses saturées et en toxines ce qui n’est vraiment pas bon pour notre organisme. Alors que préconise l’INRAE ? Ni plus, ni moins qu’« une diminution de la consommation de produits animaux » et un « rééquilibrage entre produits animaux et végétaux. » Y’a plus qu’à…

2. Pour prévenir les risques de maladies

Les apports nutritionnels trop élevés de la protéine animale peuvent avoir d’autres conséquences sur notre santé. Consommée en excès, elle peut conduire à un déséquilibre de l’organisme favorisant la survenue de maladies telles que le surpoids, l’hypertension, des maladies cardiovasculaires ou encore des diabètes de type 2. Pire encore, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la charcuterie et la viande rouge favoriseraient les cancers du côlon, du pancréas et de la prostate. Aïe, aïe, aïe, consommée avec excès, la viande n’est pas sans danger ! Par ailleurs, vous l’aurez peut-être noté, le bétail qui peuple les élevages industriels est quelque peu malmené. Nourris de céréales transformées, gavés de médicaments, les animaux d’élevages sont chargés de substances chimiques. Ainsi, 75% des antibiotiques administrés dans le monde le sont par les élevages. Autant d’antibiotiques et de produits chimiques qui se retrouvent dans nos assiettes. Bon appétit !

Alors que faire ? Tout simplement diminuer sa consommation de viande pour ne manger que de la viande de qualité et varier son alimentation en ajoutant davantage de protéines végétales !

3. Pour sauver l’eau potable

Quel est le lien entre la consommation de viande animale et l’eau potable ? À priori aucun… et pourtant. En y regardant d’un peu plus près, l’élevage intensif a des répercussions sur l’eau. D’abord, nous venons de l’évoquer, les animaux d’élevage absorbent quantité d’antibiotiques. En santé animale, 95 % des utilisations d’antibiotiques concernent les animaux destinés à la consommation humaine selon santé publique France.  

Le problème, c’est qu’une fois consommées, ces substances chimiques sont rejetées dans l’environnement et notamment dans l’eau. Or, « la surconsommation et le rejet d'antibiotiques dans les masses d'eau exacerbent la résistance aux antibiotiques », observe un récent rapport de l’OCDE, et pourraient augmenter le risque d’épidémies. Un sujet plus que d’actualité…

Derrière la question de la pollution des eaux se cache un problème bien plus grave encore. Le gaspillage massif de l’eau potable. Car il en faut de l’eau pour un steak ! Pas moins de 15 000 litres d’eau sont nécessaires pour produire un seul kilo de bœuf… « Tant que ça ?! » Malheureusement oui. De quoi nous convaincre de diminuer notre consommation de viande dans notre assiette…

4. Pour réduire la pollution de l’air

Voilà un autre scandale lié à la consommation de viande animale qui a fait grand bruit. Les rots et pets de vaches seraient une cause importante du réchauffement climatique. Cela peut surprendre ! Et pourtant… L’élevage est responsable de 14,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dont la majorité est due à la digestion des ruminants.

Alors qu’elles étaient autrefois nourries à l’herbe verte de nos pâturages, les vaches s’alimentent aujourd’hui de soja, blé et maïs transformés. Résultat ? Elles ruminent davantage. Et la rumination produit du méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus nocif pour l’environnement que le CO2. Alors que faire pour réduire ce phénomène ? D’abord, il faut revenir à une agriculture plus écologique, extraire les vaches des hangars pour les ramener dans les près d’herbe verte.

L'institut de l'élevage estime d’ailleurs que 30% des gaz à effet de serre émis par les vaches sont captés par l'herbe qu'elles broutent ! Ensuite, vous pouvez songer à diminuer votre consommation de viande animale. En manger moins et de meilleure qualité… Voilà le beau challenge à relever !

5. Pour arrêter la déforestation massive

Lorsqu’on pense aux vaches, moutons et cochons, on s’imagine un paysage de prairies. Alors quel rapport avec la forêt ? C’est très simple, pour nourrir tout ce petit monde, il faut des céréales, beaucoup de céréales. Il faudrait fournir 7 à 12 kilos de céréales pour produire 1 kilo de viande.

Et la forêt dans tout ça ? Parce qu’il faut toujours plus de céréales et donc plus de terres agricoles pour les produire, la forêt est peu à peu grignotée. Ainsi, on estime que l’agriculture intensive est responsable de 70% de la déforestation.

Chaque année, des millions d’hectares sont déboisés pour y installer des élevages de bétail. Évidemment, diminuer votre consommation de viande ne va pas reboiser la forêt du jour au lendemain. Pour autant, vous pouvez choisir de manger moins de viande et de meilleure qualité.

En achetant votre morceau de viande chez le boucher qui propose de la viande locale issue d’animaux nourris à l’herbe de pâturages voisins, vous avez l’assurance de ne pas participer à la déforestation.

6. Pour diminuer la demande mondiale de viande

La production de viande dans le monde a triplé entre 1970 et 2010. Si les pays développés amorcent un ralentissement de leur consommation de viande depuis quelques années, la tendance est inversée dans les pays en voie de développement comme la Chine et l’Inde.

En 2013, la production de viande s’élevait à plus de 310 millions de tonnes et elle devrait atteindre les 460 millions de tonnes en 2050. Pour répondre à cette importante demande, ce ne sont pas moins de 65 millions d’animaux qu’il faut abattre chaque année. Produire plus, pour consommer toujours plus, telle est la logique.

Cette demande de viande toujours croissante conduit nos agriculteurs à employer tous les moyens pour atteindre de forts rendements. Résultat ? Les animaux sont boostés aux hormones, OGM, antibiotiques. Ils sont enfermés dans de petits espaces, stressés et souvent malades. Non, nous ne mangerons pas de cette viande-là ! Il est urgent de ralentir. Voilà qui devrait nous inciter à réduire notre consommation de viande : faire baisser cette demande insensée qui conduit à tous les excès…

7. Pour parer à la famine dans le monde

Reprenons nos calculs… S’il faut produire 460 millions de tonnes de viande, pour satisfaire les estomacs carnivores de 9 à 10 milliards d’êtres humains en 2050, combien de champs de céréales faudra-t-il pour nous nourrir ? Tout compte fait, les ressources agricoles ne seront pas suffisantes pour nourrir la planète.

Si la production de viande augmente avec la densité humaine, la Terre sera frappée d’une importante famine. Est-ce cela que nous voulons ? Bien sûr que non ! Il est donc grand temps de revoir les bases de notre alimentation. Réduire sa consommation de viande et adopter le régime flexitarien serait probablement une bonne option…

8. Pour le bien-être animal

Consommer de la viande en excès n’a pas seulement des conséquences sur la planète et notre santé. Et nos amis les animaux, vous y avez pensé ? Vous avez probablement déjà vu les images choc des vidéos de l’association L214 qui dénoncent les conditions de vie et de mort barbares des élevages intensifs et des abattoirs. Entassés dans des espaces exigus, encagés, brutalisés, découpés vivants, la plupart des animaux destinés à nous nourrir sont victimes de mauvais traitements.

En France, 83% des 800 millions de poulets d’élevages ne voient pas le jour et 95% des 25 millions de porcs passent leur vie dans des hangars. Résultat ? Plus stressés et maltraités, 20% des animaux d’élevage meurent avant d’avoir atteint l’âge adulte.

Nous sommes bien loin des près d’herbe fraîche sur lesquels gambadaient les bestiaux de nos ancêtres. En cause ? Ni plus ni moins, une consommation excessive de viande. Alors, pour le bien de nos amis à plumes ou à quatre pattes, pensons à diminuer notre consommation de viande…

9. Pour le bien de votre porte-monnaie

Vous y êtes si habitué-e que vous ne vous en apercevez plus. La viande et le poisson coûtent cher. Pourtant, contrairement aux idées reçues, manger de la viande de qualité (bio et locale) ne coûte pas plus cher. Il suffit d’en consommer en quantité raisonnable.

Diminuer sa consommation de protéine animale aura donc un impact positif sur votre porte-monnaie. Selon les calculs de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’assiette flexitarienne serait 21% moins chère que sa cousine carnivore. Plus intéressant encore, cette assiette composée à 50% de produits bio (viande comprise) ne serait pas plus chère que son équivalente non labellisée.

Alors oui, manger de la viande coûte cher. Néanmoins, réduire la part de viande dans votre alimentation vous permettra de faire des économies considérables ! Faites le test et évaluez le coût d’un panier moyen avec et sans viande… Vous allez en rester bouche bée !

10. Pour réduire notre consommation d’énergies

Voilà qui devrait achever de vous convaincre. La production de viande est extrêmement gourmande en énergie. Électricité, chauffage des hangars, transport du bétail, fonctionnement des engins agricoles, consommation de fuel et de fertilisants minéraux, emballages plastiques, exportations… tout cela est très coûteux en énergie. En consommant d’importantes quantités de viande provenant d’élevages intensifs, nous soutenons ce gaspillage énergétique.

Réduire sa consommation de viande pour se tourner vers des produits de meilleure qualité, issus d’élevages biologiques et locaux, vous permet de diminuer considérablement votre empreinte carbone.

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En résumé

  • Réduire sa consommation de viande diminue les risques de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’hypertension et de cancers.
  • La consommation de viande avec excès participe au réchauffement climatique et à la pollution des eaux, de l’air et des sols.
  • Chaque année 65 millions d’animaux sont abattus en élevage pour satisfaire une demande de viande mondiale croissante.

Ah la viande ! L’attrait d’une belle entrecôte, le parfum d’un barbecue estival, le plaisir d’un bon saucisson montagnard à l’apéro… « Tout cela, c’est fini ?! » Non, voyons ! Un flexitarien n’est pas un végétarien ou un végan. C’est un amateur de bonne chair, doté d’une conscience écologique ! Et puisqu’on parle d’engagement écologique, un fournisseur d’énergie verte pour votre foyer, vous y avez pensé ?

Sources

https://www.inrae.fr/actualites/quels-sont-benefices-limites-dune-diminution-consommation-viande

https://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/cancer-red-meat/fr/

https://fr.worldanimalprotection.ca/nouvelles/antibiotiques-pour-les-animaux-delevage

https://www.santepubliquefrance.fr/

https://www.oecd.org/publications/pharmaceutical-residues-in-freshwater-c936f42d-en.htm

https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eau-sont-aliments-plus-gourmands-eau-932/

https://www.viande.info/elevage-viande-gaz-effet-serre#biblio

https://www.boell.de/sites/default/files/latlasdelavivande_2.pdf

https://www.l214.com/animaux/poulets/800-millions/

https://www.viande.info/elevage-viande-animaux

https://www.fao.org/faostat/fr/#home

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