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Plaque de cuisson
Plaque de cuisson

Induction ou vitrocéramique : pour quelle plaque opter ?

Il est temps de vous mettre aux fourneaux et de mitonner de bons petits plats. Mais avant cela, n’hésitez pas à faire le point sur votre équipement de cuisine, à commencer par vos plaques de cuisson. Alors, plaque à induction ou plaque vitrocéramique, laquelle choisir ? Pour faire la différence entre ces ustensiles et ne pas tomber… à côté de la plaque, suivez le guide !


Plaque à induction ou vitrocéramique : quelles différences ?

À les voir comme ça, on ne note à priori pas d’importantes différences. Il faut dire qu’entre une plaque de cuisson et une autre plaque de cuisson, ce n’est pas la diversité qui saute aux yeux. Seulement, à y regarder de plus près, on s’aperçoit vite que le fossé entre ces deux équipements est immense.

Quid de la cuisson par induction

Le principe de fonctionnement de l’induction repose sur une technologie électromagnétique. Bon, on pourrait vous expliquer la loi de Faraday (ou pas), mais on va essayer de faire simple. Si un aimant est placé en rotation dans un conducteur, celui-ci produit un courant électrique, ce qui fait de ladite bobine un électroaimant. Un champ électrique induit un courant. 

C’est donc ce phénomène qui est à l’origine du fonctionnement d’une plaque à induction. Au contact d’une casserole ou d’une poêle métallique, l’inducteur chauffe. Si vous retirez votre récipient de la zone à induction, celle-ci s’éteint alors automatiquement. C’est aussi simple que ça (ou pas, bis) !  Quoi qu’il en soit, grâce à tout cela, la plaque à induction peut très rapidement augmenter ou baisser en température, ce qui s'avère bien pratique au quotidien.

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Coup de projecteur sur la plaque vitrocéramique

Passons maintenant à la cousine germaine de la plaque à induction : la plaque vitrocéramique. Comme son homologue à induction, la table de cuisson vitrocéramique est recouverte d'un revêtement en verre trempé. Mais comme on dit, l’habit ne fait pas le moine.  De son côté, elle chauffe grâce à un système de résistances. Elle est équipée de foyers radiants parfaitement adaptés pour des mijotages ou des cuissons à feu vif. Il existe deux types de plaque de cuisson vitrocéramique :

  • La plaque vitrocéramique à foyer radiant, qui chauffe par rayonnement ou par conduction, et qui diffuse une température constante.
  • La plaque vitrocéramique à foyer halogène, qui chauffe très vite, grâce à des impulsions successives de chaleur.

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Induction VS vitrocéramique : le match

Maintenant que vous avez fait le point sur les modes de fonctionnement respectifs de ces deux types de plaques, l’heure est à la comparaison. Et pour ce faire, quoi de mieux qu’un tableau récap’ des points forts de l’une et de l’autre ?

  Plaque à induction Plaque vitrocéramique
Temps de chauffe ✅ Le temps de chauffe est plus rapide et l’appareil se coupe dès que le récipient est retiré. ❌ Met plus de temps à monter en température et à refroidir.
Consommation d’énergie ✅ La consommation d’énergie est inférieure. D’après l'Ademe, une plaque à induction consomme 20 % d'énergie en moins qu'une plaque vitrocéramique. ❌ Consomme davantage d’énergie.
Prix à l’achat ❌ Les modèles de plaques à induction proposent encore des prix élevés. ✅ Le prix à l’achat est moins élevé.
Matériel ❌ Les plaques à induction obligent à racheter de nouvelles poêles et casseroles ✅ Tous les ustensiles sont compatibles avec les plaques vitrocéramiques.
Nettoyage ✅ Il est possible d’activer le verrouillage des commandes. De plus, sans objet métallique, la plaque reste froide. ❌ Si une touche est activée durant le nettoyage, cela peut être à l’origine de brûlures.
Sécurité ✅ Les plaques vitrocéramiques se coupent lorsque aucun récipient métallique n’est posé dessus. ❌ La plaque refroidit lentement, ce qui peut occasionner des brûlures en cas d’inattention.

Induction ou vitrocéramique : calculer ses économies

Résultat, la plaque à induction remporte le combat au cinquième round. Toutefois, reste encore une problématique de taille : son prix. En effet, les plaques à induction s’avèrent plus coûteuses que leurs consœurs vitrocéramiques. À leur prix d’achat, s’ajoute celui des ustensiles dans lesquels il convient d’investir, si ce n’est déjà fait. 

Cependant, faisons un point rapide sur les économies qu’il est possible de réaliser en optant pour l’induction. Même pour les moins matheux-se-s d’entre nous, pas d’inquiétude, le calcul de la consommation d’énergie d’un appareil est on ne peut plus simple. Il suffit pour cela de multiplier la puissance de l’appareil (en watts) par le nombre d’heures d’utilisation (par jour), puis par ​​le nombre de jours. On récapitule : 

[nombre d'heures d'utilisation]  x [nombre jours d'utilisation] x ([puissance appareil en watts] / 1000) = nombre kWh

Alors à vos calculettes. Pour réaliser notre estimation, partons du postulat que vous mangez des pâtes tous les jours de la semaine (pas très équilibré, on vous l’accorde, mais plus simple à calculer). Plus précisément, des fusillis d’une grande marque (qui rime avec Venezuela) et présentent un temps de cuisson de 11 minutes. Imaginons maintenant que vous mitonnez ce petit plat à domicile 265 jours par an (vous avez 100 jours, pour combler vos carences alimentaires), sur des plaques vitrocéramiques présentant une puissance de 2000 W, cela nous donne : 

0,11 x 265 x 2 500 / 1000 = 73 kWh

Si l’on compare avec une plaque à induction, dont la consommation est en moyenne 20 % inférieure, on obtient 58 kWh par an. Pas mal, non ?

D’après les estimations de l’Ademe (dont les membres doivent manger plus sainement), une plaque à induction consommerait cependant en moyenne 135 kWh d’électricité par an, contre 159 kWh du côté du vitrocéramique*. Pour vous faire une idée de l’économie réalisée, faisons un petit calcul en nous référant au prix du kWh d’électricité du tarif réglementé d’EDF. En avril 2024, avec l’option Base (compteur 6 kVa), celui-ci est de 0.2516 cts € TTC. Ce qui nous fait une économie de 6 €. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais sur les 15 ans d’utilisation moyenne d’une plaque de cuisson, ça peut vite chiffrer. Pour les gros-sse-s cuisinier-e-s l’affaire peut d’ailleurs s’avérer on ne peut plus rentable !

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Induction ou vitrocéramique : quels prix ?

Pour une plaque à induction d’environ 2000 watts, comptez en moyenne 250 €. Pour une plaque vitrocéramique de la même puissance, le prix est d’environ 150 €. Autrement dit, à l’achat, la plaque vitrocéramique est 40 % moins chère que l’induction. Si l’induction n’est pas la plaque de cuisson la plus économique, son coût peut vite être amorti grâce à sa faible consommation énergétique. De plus, la cuisson induction permet de monter très rapidement en température, ce qui permet par exemple de faire bouillir de l’eau en très peu de temps. Côté sécurité, praticité et conso, c’est définitivement l’induction qui a toutes nos faveurs !


À noter : si votre plaque de cuisson disjoncte, qu’elle soit à induction ou vitrocéramique, n’hésitez pas à vous assurer que la puissance de votre compteur électrique est adaptée, en contactant votre fournisseur d’énergie.

Sources :

https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/maison/economies-denergie-deau/electricite-combien-consomment-appareils-maison

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