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Février 2021 : des coupures d’électricité en cas de vague de froid

La France pourrait faire face à la fin de l’hiver à « l’organisation de coupures d'électricité temporaires, anticipées, localisées et tournantes ». Paru le 19 novembre dernier, le communiqué de presse de RTE fait un peu froid dans le dos. C’est le moins que l’on puisse dire. Du fait de la crise sanitaire, la maintenance de nombreuses centrales nucléaires a été retardée. Elle aura lieu fin février 2021. La production d’électricité risque d’en être altérée et de ne pas suivre la demande. ekWateur fait un point sur la situation. Et on vous propose même des solutions pour éviter les coupures d’électricité ! 😉

24 novembre 2020

Vague de froid : pourquoi peut-on s’attendre à des coupures ? 

L’électricité est un produit essentiel mais très particulier. On ne peut pas la stocker à grande échelle. C’est pourquoi il faut la produire en même temps qu’on la consomme. Pour cela, on peut avoir recours à divers moyens de production. 

On appelle « mix énergétique », l’ensemble des différents moyens utilisés pour fabriquer de l’électricité. En France, le responsable de ce bouquet est RTE, le transporteur national sur les lignes à haute tension. Aujourd’hui, le mix énergétique de l’Hexagone se structure ainsi : 

  • 70,6 % de l’électricité provient des centrales nucléaires ; 
  • 21,5 % est issue des énergies renouvelables ;
  • 7,9 % des énergies fossiles (gaz, charbon, fioul)

C’est donc le nucléaire qui prédomine, et ce, pour des raisons historiques. En effet, du fait des deux chocs pétroliers dans les années 1970, la France a décidé de ne plus dépendre des hydrocarbures. Cette décision a conduit notamment : 

  • au lancement d’un grand programme de nucléaire civil, à savoir la construction de centrales. Aujourd’hui toutes ces centrales sont exploitées par EDF, entreprise dont l’Etat détient encore environ 87% du capital ; 
  • à la promotion du chauffage électrique. Aujourd’hui, encore 1/3 des logements en France sont équipés de radiateurs électriques

La France est passée d’une dépendance aux hydrocarbures à une dépendance au nucléaire. Et l’on en voit aujourd'hui les limites. « En effet, à la fin du mois de février, 13 réacteurs seront à l’arrêt à la suite du report des programmes de maintenance des réacteurs nucléaires depuis le début de la crise sanitaire » fait savoir RTE. La production française sera donc plus limitée. 

 Or, en cas de vague de froid, la demande nationale risque d’être dopée par les consommations de chauffage électrique. On risque d’arriver à une situation qui met en danger l’équilibre du réseau d’électricité. Et, un déséquilibre peut se traduire par un black-out, une panne généralisée. Pour éviter cela, RTE a plusieurs solutions : 

  • Importer de l’électricité depuis les pays voisins. Cette solution n’est pas idéale. Premièrement, elle est coûteuse. D’autre part, elle contribue au réchauffement climatique car l’électricité achetée est souvent produite via les énergies fossiles. 😖 
  • Procéder à de « l’effacement de consommation ». Retenez bien ce terme, on en parle juste après. 😉
  • Effectuer des délestages, des coupures localisées pour faire baisser la consommation. ✂

Cette ultime solution intervient en dernier recours. En effet, elle pénalise les consommateurs particuliers et professionnels. Et pour pallier la situation actuelle, RTE pourrait procéder à des coupures ponctuelles en cas de pic de consommation. Pour savoir quand auront lieu ces potentielles coupures, vous pouvez vous inscrire sur la plateforme ecowatt de RTE.

Lignes électriques à haute tension par temps de froid

L’effacement résidentiel de consommation : une solution économique et solidaire contre les coupures 

L’effacement de consommation consiste à demander à des acteurs de réduire leur consommation d’électricitésur un temps donné pour soulager le réseau électrique. Il est mis en place lors des pointes de consommation. Traditionnellement, l’effacement est pratiqué par les industries. En échange d’avantages financiers, elles acceptent de limiter leur consommation d’énergie : 

  • En diminuant ponctuellement leur activité ; 
  • En passant sur des groupes électrogènes. 

Selon la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), la consommation des industries et des grands sites représente 41% de la demande nationale. L’effacement s’avère donc crucial pour notre système énergétique.  

Et, s’il existe au niveau industriel, l’effacement de consommation existe aussi pour les particuliers. Cela consiste à couper le chauffage électrique quelques minutes ou à reporter la production d’eau chaude à plus tard, lors des pics de demande. En cumulant les efforts de nombreux logements, on fait diminuer la consommation nationale. Exit le black-out !

Mais comment savoir si un pic arrive ? Excellente question ! Pour vous éviter de scruter les lignes à haute tension, ekWateur s’est associé à Voltalis pour vous proposer « Narco »Narco, c’est un petit boîtier connecté à vos radiateurs électriques et à votre ballon d’eau chaude. En cas de pointe de consommation, il reçoit une notification de la part de RTE. Prévenu, il coupe votre chauffage quelques instants et décale votre production d’eau chaude. Vous n’avez donc rien à faire. En plus, comme il découle d’un acte solidaire, Narco est gratuit. 

Côté pratique, l’effacement se traduira pour vous par environ 10% d'économies d’énergie. Vous pourrez donc réduire votre facture d’énergie. Le confort thermique n’est pas impacté. En effet, les coupures sont trop ponctuelles pour engendrer une baisse des températures à l’intérieur de votre foyer. Pas mal, non ? 😉

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Transition énergétique : de la nécessité d’aller vers un modèle plus résilient

La situation que nous pourrions vivre cet hiver n’est pas unique. Elle pourrait se reproduire dans les années à venir. Ce communiqué de RTE est donc à prendre comme un avertissement. Il indique que le modèle énergétique français est malheureusement dépassé. En effet, en faisant le choix du quasi tout nucléaire, la France a mis ses œufs dans le même panier. Un panier centralisé et loin des consommateurs, conforme à notre vieille tradition jacobine. 

Or, on l’a bien vu, les modèles centralisés ne sont plus d’actualité. Cela se remarque à plusieurs niveaux dans notre société. D’abord, au niveau administratif, la France se tourne vers un modèle de plus en plus décentralisé et déconcentré. En entreprise, ce changement est également en cours. On observe de plus en plus de structures qui se tournent vers des modèles horizontaux, participatifs. Pour finir, on peut également citer le monde agricole et la consommation de denrées alimentaires. Nous avons tendance à nous tourner vers une agriculture plus locale, en circuit-court

Il est grand temps d’engager la révolution de la décentralisation dans l’énergie ! Nous ne vivons plus dans les années 1970 (même si nous n’avons rien contre les pantalons pattes d’eph’ 🕺). Le modèle centralisé, organisé autour de centrales nucléaires régies par l’Etat, ne fonctionne plus. 

Pour aller de l’avant, il faut mettre en place en France une transition énergétique, écologique, locale et citoyenne. Elle passera par : 

  • Les petites centrales de production d’électricité verte, à savoir de nombreux parcs éoliens, solaires et hydroélectriques. En multipliant les installations, on évite d’être pénalisé lorsque l’une d’elle fait défaut ; 
  • L’autoconsommation, c’est à dire, le passage à une énergie citoyenne via l’installation de panneaux solaires chez les Français.es. Elle permet aux consommateurs et consommatrices de devenir plus indépendant.e.s en énergie en produisant leur propre électricité. Ce faisant, ils peuvent réduire leur facture d’énergie ; 
  • La production de biogaz. En effet, l’indépendance énergétique passe aussi par une indépendance gazière. Or, en France, 98% du gaz consommé est importé. C’est bien dommage quand on peut produire du biométhane, un gaz respectueux de l’environnement, à partir de déchets agricoles, le tout sur le sol français. 😉

Ce modèle permet non seulement d’être plus résilient mais prend tout son sens au niveau économique et écologique. En effet, la production d’énergie nucléaire est de plus en plus chère alors que les énergies renouvelables apparaissent comme de plus en plus compétitives. Les chiffres sont parlants. D’après le Levelized Cost of Economy (LCOE) 2020 de la banque Lazard, 1 MWh d’énergie photovoltaïque coûte maintenant 37 $, contre 163 $ pour le nucléaire. Au niveau environnemental, c’est aussi faire le choix d’une énergie peu carbonée et qui ne produit pas de déchets radioactifs dangereux pour les générations futures. En somme, que des bénéfices !  

Chez ekWateur, c’est fort de ces convictions que nous avons développé nos offres d’énergie. Et contrairement aux idées reçues, consommer de l’électricité verte ou du biométhane n’est pas un luxe. C’est parfois moins cher que les tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz et de l’électricité fixés par les pouvoirs publics. Economique, écologique, il ne tient qu’à vous de souscrire pour devenir un-e pionnier-e de la transition énergétique. 😉