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Une voiture vtc sur une route verdoyante
Une voiture vtc sur une route verdoyante

Quel est l’empreinte carbone des VTC ?

Les VTC sont très présents, et on ne va pas se mentir, très utiles lorsque les transports en commun font défaut dans les grandes villes de France et d’Europe. Pour autant, ces véhicules qui tournent jour et nuit dans les mégalopoles provoquent forcément de la pollution comme tous les transports.

L’impact carbone des VTC est-il plus élevé que celui des particuliers usant d’une voiture ? En tant que client-e, doit-on privilégier un type de véhicule plutôt qu’un autre si l’on veut diminuer sa propre empreinte carbone ? Découvrez-le dans cet article. Alors, attachez votre ceinture (oui, on sait, elle était facile celle-ci) et en route !


La voiture, une empreinte carbone élevée

Pour tenter d'appréhender de manière globale le bilan carbone des VTC, il faut d’abord comprendre ce qu’est l’empreinte carbone. Et comme nous sommes à vos côtés en toutes circonstances (surtout dans une voiture 😉), le guide pour comprendre cette notion est déjà sur notre blog. Allez-y, on vous attend ! En une phrase, l’empreinte carbone désigne une mesure des émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère par une activité humaine.

Pour ce qui est de la voiture, elle est bien évidemment polluante. Selon l’INSEE, elle reste le moyen de transport le plus plébiscité par les Français-es avec plus de 82% des trajets qui s’effectuent par ce moyen. Si mesurer le bilan d’une voiture reste extrêmement complexe en raison des différents paramètres à prendre en compte comme le modèle du véhicule, son lieu de production, ou encore le comportement du conducteur au volant, la moyenne oscille entre 100 et 150 g de CO₂ par personne et par kilomètre. Un chiffre élevé malgré l'augmentation des ventes de voitures électriques en France.

Une étude de Greenpeace qui a fait grand bruit calculait ce que les voitures construites en 2018 allaient émettre sur toute leur durée de vie. Résultat ? Selon Stéphane Mandard, dans son article pour Le Monde, elles pourraient rejeter jusqu’à 4,8 gigatonnes de dioxyde de carbone, plus que les émissions annuelles de gaz à effet de serre de tous les pays de l’Union européenne. Un chiffre qui donne le tournis, et qui pourtant ne semble pas diminuer le succès grandissant des VTC dans le monde.

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Le VTC, un succès qui pèse sur l'empreinte carbone des villes

C’est en 2015 que les taxis de France ont dû faire face à l’arrivée des plateformes de VTC telles qu’Uber. La réussite fut immédiate comme le souligne la Fédération européenne pour le Transport et l'Environnement, un consortium d’ONG travaillant sur les questions écologiques. En effet, selon leurs chiffres, les VTC sont passés de près de 15 000 en 2016 à plus de 30 000 en 2019. Une augmentation de 100 % qui ne semble pas être freinée tant les habitudes des consommateurs soutiennent l’engouement pour ce nouveau type de transport avec plus de 2,5 millions d'utilisateurs de VTC en France. Plus encore, le phénomène ne semble pas s’arrêter à la France et le même accroissement a été observé en Angleterre.

Londres est un parfait laboratoire d’analyse de l'impact carbone des VTC. En comparant les émissions de carbone des taxis et autres transports individuels de passagers entre 2012 et 2019, Transport et Environnement a évalué l'augmentation de 23% des émissions de CO₂, une hausse presque proportionnelle à celle du nombre de ce type de véhicules qui était de 25% durant la même période.

En 2018, selon le gouvernement français, il y avait déjà plus de 40 000 VTC en France. Et, contrairement aux taxis, il n’existe aucun numerus clausus pour en contrôler la croissance.

Dans leur communiqué, le collectif d’ONG fait une comparaison probante pour illustrer cette progression significative. Parce qu’ils roulent plus qu’un véhicule personnel ordinaire, les VTC rejettent environ 515 kilotonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère par an. C'est l'équivalent de 250 000 voitures appartenant à un particulier qui viennent s'ajouter à la pollution des villes.

En outre, dans ce secteur très concurrentiel, les VTC ont plutôt tendance à utiliser des voitures à moteur thermique, ce qui accentue les émissions de carbone par rapport aux véhicules hybrides ou électriques. 

Les principales plateformes comme Uber tentent de s’aligner sur les gouvernements européens en proposant des alternatives à leurs chauffeurs et leurs clients.

Pour un chauffeur, il est par exemple possible de recevoir une aide afin d'investir dans un modèle électrique. Pour les utilisateurs de l’application, il est possible de faire du covoiturage en VTC, ou d'emprunter les trottinettes électriques (attention, n’est pas Fantomette qui veut) du réseau Uber. Pour autant, le doublement du nombre de voitures additionné au faible parc de véhicules électriques dans le secteur entraîne aujourd’hui un lourd impact carbone pour les VTC.

Sources

https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/les-taxis-et-vtc-en-2017-2018-rapport-de-lobservatoire-national-des-transports-publics-particuliers

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