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La fiabilisation des tests automatiques UI de bout en bout

Comment fiabiliser des tests automatiques UI de bout en bout ?

Lorsque l’on fait des tests automatiques UI (interface utilisateur ou « user interface » en anglais) ainsi que des tests automatiques de bout en bout, un des problèmes qui revient le plus souvent est le fait que « les tests ne sont pas fiables » aux yeux des utilisateurs (développeurs et Product Owners).

Or, des tests non fiables sont des tests que l’on aura tendance à ignorer et à ne pas utiliser. On se retrouvera donc avec des tests qui auront été automatisés de manière coûteuse et qui ne feront que générer de la méfiance et de la frustration.

Voici certaines des raisons les plus courantes pour lesquelles vos tests pourraient ne pas être fiables.

La fiabilisation des tests automatiques UI de bout en bout
14 avril 2022

L’élément avec lequel on souhaite interagir n’est pas encore disponible

Lorsque l’on commence à automatiser des tests UI, l’un des premiers problèmes que l’on rencontre est le fait que le test veut s’exécuter alors même que la page n’a pas encore fini de charger. On se retrouve donc potentiellement à vouloir cliquer sur un bouton qui n’existe pas encore !

Comment faire dans ce cas pour s’assurer que cela n’arrive pas ?

Plusieurs techniques existent pour s’assurer qu’une page a fini de charger avant de laisser les tests automatiques interagir avec ladite page. Personnellement, je recommande d’utiliser toutes ces méthodes en complément les unes des autres.

S’assurer d’arriver sur la page que l’on souhaite charger

Assurez-vous que vous êtes bien arrivé-e sur la page que vous voulez charger. En effet, il ne sert à rien d’attendre qu’une page ait fini de charger si la page en question n’est pas celle que vous voulez.

Pour cela je vous conseille d’utiliser la commande « wait » combinée à un test d’URL.

Si vous écrivez votre test en Java + Selenium, vous aurez donc quelque chose comme ça :

WebDriverWait wait = wait(10);
wait.until(ExpectedConditions.urlContains(page));

Ici, on indique que l’on va attendre un maximum de 10 secondes pour que la page charge l’URL que nous attendons. Si au bout de ces 10 secondes, nous ne sommes pas sur la page attendue, le test échouera. (En revanche, si la page ne met que 2 secondes pour aller à l’URL attendue, nous n’attendrons pas l’intégralité des 10 secondes et le test continuera dès que l’URL voulue aura été chargée).

 

S’assurer de la bonne valeur du « document.readyState »

Assurez-vous que le « document.readyState » a pour valeur « complete ». Ce « document.readyState » est une propriété qui vous indique lorsque votre page a fini de charger. Attention toutefois, cela ne prend pas en compte de possibles modifications que pourraient faire des scripts.

Si vous écrivez vos tests en Java + Selenium, le code pour s’assurer de l’état de « document.readyState » devrait ressembler à ceci :

WebDriverWait wait = wait(15);
wait.until(webDriver -> ((JavascriptExecutor) driver).executeScript("return document.readyState").toString().equals("complete"));

(Ici, on va donc attendre un maximum de 15 secondes et lever une erreur si la page met plus de temps que cela à charger).

Attendre la présence et visibilité de l’élément souhaité

Dans les étapes précédentes, nous nous assurons que nous sommes bien arrivé-e-s sur la page souhaitée et que ladite page ait fini de charger son contenu HTML. Néanmoins, si l’élément avec lequel nous souhaitons interagir est ajouté ou modifié par un script JavaScript, ledit élément pourrait ne pas encore être présent. Pour cette raison, il est conseillé d’attendre la présence (et visibilité) dudit élément avant de tenter d’interagir avec.

Si vous écrivez vos tests en Java + Selenium, le code pour s’assurer de cela devrait ressembler à ce qui suit :

WebDriverWait wait = wait(8);
wait.until(ExpectedConditions.visibilityOfElementLocated(By.id(prop.getProperty(id))));

(Ici, on attend donc un maximum de 8 secondes et si l’élément n’est toujours pas visible au bout de ces 8 secondes, une erreur est levée).

 

Pour finir : prendre en compte les « loaders maison » des différents sites

Vous êtes sur la bonne page, la page a fini de charger et l’élément avec lequel vous souhaitez interagir est bien présent. Vous vous dites donc que tout est bon et que vous pouvez cliquer sans soucis sur l’élément souhaité. Hélas ! Tout n’est pas forcément bon !

En effet, beaucoup de sites utilisent des « loaders maison ». Ces loaders sont généralement là pour rassurer le client sur le fait que « oui, le site met du temps à charger. Mais c’est normal ! s’il-vous-plait-ne-partez-pas ! ».

Afin de pouvoir automatiser les tests au mieux, il va donc falloir que vous preniez en compte ces « loaders maison » et que vous vous assuriez qu’ils ne sont plus là avant de commencer à interagir avec votre page.

Pour cela, deux possibilités. Si votre « loader maison » se contente de devenir invisible une fois son travail accompli, il va falloir tester sa visibilité. Par exemple, de la façon suivante (avec un exemple utilisant Java + Selenium) :

WebDriverWait wait = wait(10);
wait.until(ExpectedConditions.invisibilityOf(driver.findElement(By.id("loadingModal"))));


Attention toutefois, si votre loader maison ne devient pas juste invisible, mais disparait complètement de la page, la technique ci-dessus pourrait provoquer une erreur. Dans ce cas de figure, il vaut mieux tester la présence ou non du loader maison.

Note : un élément invisible est considéré comme présent. C’est pour cela que l’on ne peut pas utiliser cette technique si le loader se contente de passer en invisible.

Si vous utilisez Java + Selenium, voici à quoi votre code pourrait ressembler :

WebDriverWait wait = new WebDriverWait(driver, 35);
wait.until(ExpectedConditions.not(ExpectedConditions.presenceOfAllElementsLocatedBy(By.className("loadingoverlay"))));


(Ici, on attend la disparition de tous les éléments appartenant à la classe « loadinoverlay »).

 

Conclusion partielle

Avec tout cela, vous serez désormais sûr-e que votre page et vos éléments ont fini de charger avant que vos tests n’interagissent avec. Vous ne devriez donc plus avoir d’erreurs liées à cela. Toutefois, d’autres circonstances peuvent provoquer l’échec de vos tests.

L’environnement sur lequel vous testez ne fonctionne pas comme il faut

Une autre raison relativement courante pour laquelle vos tests pourraient être considérés comme « non fiable » est si l’environnement de test lui-même n’est pas stable.

Pour remédier à ce problème, deux solutions :

  • Rendre vos environnements de test plus fiables (potentiellement compliqué à faire et vous n’avez pas forcément la main là-dessus).
  • Tester l’environnement de test en lui-même avant de tester l’application de vos souhaits.

Dans cet article nous allons nous concentrer sur la 2eme solution. Globalement, il y a trois raisons principales pour lesquelles l’environnement de test pourrait ne pas fonctionner :

  • L’environnement en question n’est tout simplement pas démarré ;
  • L’environnement a mal démarré. Il n’est qu’en partie opérationnel ;
  • Une des applications, interne ou externe, utilisée par l’application que l’on veut tester est « cassée » ou ne répond pas à ce à quoi l’on s’attend (ce cas de figure inclut également le fait que l’application dont nous dépendons ne contient pas la configuration minimale qui nous permettrait de l’utiliser).

Peu importe la raison pour laquelle cela ne fonctionne pas, la solution pour savoir si l’environnement de test est ok ou non reste globalement la même : identifier les appels sensibles (ceux qui ont tendance à échouer si l’environnement de test n’est pas ok) et vérifier qu’ils fonctionnent.

Au minimum, je vous conseille de faire cette vérification de l’environnement juste avant de lancer vos tests. Et de ne pas lancer vos tests applicatifs si les tests sur l’environnement échouent (puisque, si l’environnement n’est pas ok, vos tests applicatifs vont échouer quoi qu’il arrive).

En outre, vous pouvez également mettre en place un monitoring (surveillance) de vos environnements de test. De cette façon, vous serez prévenus au plus vite en cas de soucis avec ce dernier.

Maintenant que vous savez que votre environnement de test est fiable et que vous vérifiez systématiquement l’état de vos pages applicatives avant de tenter d’interagir avec, qu’est ce qui pourrait bien rendre vos tests non fiables ? Eh bien tout simplement des tests non maintenus !

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Vos tests ne sont tout simplement pas à jour

Un dernier écueil qui pourrait rendre vos tests « non fiables » est le fait que vos tests ne sont pas à jour.

En effet, si l’équipe qui développe l’application n’est pas synchronisée avec l’équipe qui automatise les tests pour ladite application, la première équipe pourrait faire une modification qui casserait les tests, ne pas comprendre pourquoi les tests se mettent à échouer et en conclurait que les tests ne sont « pas fiables ».

Pour résoudre ce souci, la communication est la clé. Si une équipe voit ses tests échouer sans qu’une anomalie avec l’application ne soit détectée, il est alors impératif de prévenir l’équipe en charge des tests automatisés. Cela permet aux automaticien-nes des tests d’investiguer de leur côté et de mettre à jour les tests si besoin.

En outre, après chaque modification, la personne ayant effectué ladite modification se doit de vérifier que les tests automatiques fonctionnent toujours. Il s’agit là d’une bonne pratique qui permet de détecter les problèmes au plus tôt et réduit donc le temps que l’on passera à investiguer l’origine d’un problème.

Ainsi, en testant régulièrement et en communiquant, nous nous assurons de la fiabilité des tests.

Enfin, il est recommandé de n’automatiser les tests que pour des fonctionnalités qui sont « stables ». C’est-à-dire que le fonctionnement de ladite fonctionnalité restera le même pour le futur immédiat. De cette manière, vos tests restent plus longtemps à jour et l’effort pour les maintenir est réduit.

Attention toutefois, les fonctionnalités sur lesquelles il n’y a pas de tests automatiques doivent tout de même être testées ! Simplement, pour ces fonctionnalités, les tests se feront à la main et non de manière automatisée.

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Conclusion

Vous avez désormais tout ce qu’il vous faut (on l’espère) pour fiabiliser vos propres tests automatisés. Et si vous rencontrez des soucis non évoqués ci-dessus, n’hésitez pas à nous faire signe ! Qui sait, peut-être que nous aurons des idées sur comment vous aider pour régler votre problème. 😉