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Quelles sont les avancées sur le stockage de l’électricité ?

Le stockage de l’électricité est l’un des enjeux majeurs de la transition énergétique. En effet, il permettrait de verdir la production d’électricité. Les énergies renouvelables permettent de produire une électricité propre. Toutefois, pour fonctionner, ces énergies intermittentes sont dépendantes des conditions météo. Par exemple, sans vent, une éolienne ne pourra pas générer d’électricité. Le mieux serait donc de pouvoir stocker l’électricité lorsque celle-ci produit de l’énergie pour la réutiliser après. Quelles sont les avancées en la matière ? 

21 avril 2021

Stockage de l’électricité : où en est-on ?

L’électricité, c’est un ensemble d’électrons en mouvement. C’est pourquoi on parle aussi de « courant électrique ». Par définition, un mouvement est quelque chose qui ne peut pas être stocké, être conservé en attente. De ce fait, aujourd’hui, le stockage de l’électricité est rendu compliqué. Compliqué ne veut pas dire impossible ! Découvrons les progrès réalisés sur le stockage de l’électricité. 😊

Les batteries de stockage de l’électricité

À l’heure actuelle, les batteries de stockage de l’électricité sont le système le plus connu. Reliées aux panneaux solaires, elles conservent le surplus d’électricité verte produit en journée. Ensuite, on peut utiliser l’électricité chargée, un peu comme dans un téléphone portable ou un ordinateur. Rien de bien compliqué ! 😉

On appelle cela “l’autoconsommation avec batterie”. Pourtant, elle peine à séduire les ménages. En effet, il faut compter entre 600 € et 1000 € pour une batterie lithium pour stocker 1 kWh d’énergie, soit un investissement financier important. 

Ce n’est donc pas encore intéressant. D’autant plus lorsqu’on sait qu’il est possible de vendre l’excédent d’électricité solaire en obligation d’achat. Cette pratique se nomme “autoconsommation avec vente du surplus”. Cela permet de générer des revenus et de rentabiliser l’installation photovoltaïque. 

Si, pour l’instant, elle reste chère, l’autoconsommation avec batterie est amenée à se démocratiser. Pour l’anecdote, il existe déjà des villages entiers fonctionnant ainsi. C’est par exemple, le cas de Cabo Pulmo, en Basse-Californie du Sud au Mexique. Ce petit paradis situé dans une réserve écologique n’est pas relié au réseau électrique du pays. De ce fait, tous les habitants disposent de panneaux solaires photovoltaïques et de batteries (et d’une vue incroyable sur la mer de Cortez). Plutôt chouette, non ? 😊

Le stockage virtuel de l’électricité

Le stockage virtuel correspond à une gestion optimisée de l’électricité verte. Cela consiste à injecter l’excédent d’énergie verte produite sur le réseau électrique. D’autres consommateurs et consommatrices peuvent ainsi en profiter. 

Ce surplus est comptabilisé virtuellement. Vous avez injecté 1 kWh d’électricité verte ? Vous avez donc 1 kWh dans votre stock virtuel. En cas de besoin, cette électricité vous sera distribuée à moindres frais. Vous serez exempté-e des taxes sur l’électricité et des tarifs d’acheminement (TURPE). Ce n’est donc pas du stockage à proprement parler. Tout du moins, pas du stockage physique.

offre d'énergie renouvelable

Une main qui fait apparaitre une pile verte rechargée

Stockage de l’électricité : et demain ?

Pour l’instant, les solutions de stockage de l’électricité existent à un niveau individuel (ou virtuel). L’enjeu aujourd’hui est bien évidemment de dépasser ces solutions individuelles pour passer à un stockage à grande échelle et physique. De nombreuses recherches sont faites en la matière. Laissez-nous vous présenter les principales.

Tesla et le stockage solaire à grande échelle

Dans le domaine des batteries solaires, c’est Tesla qui est à la pointe. Le fabricant de voitures électriques ? Oui, lui-même ! Pour les ménages, Tesla propose une batterie appelée Powerwall qui permet de stocker l’énergie produite par les panneaux solaires photovoltaïques

Au-delà de l’autoconsommation individuelle, Tesla s’intéresse aussi au stockage à grande échelle. Notamment, l’entreprise travaille avec le groupe français Neoen sur le projet « Victorian Big Battery » en Australie. Il s’agit d’une batterie lithium-ion (comme celle présente dans votre téléphone portable) d’une puissance de 300 mégawatts. Elle devrait être mise en service pour la fin de l’année 2021. 

Une bonne nouvelle pour les États de Victoria et de Nouvelle-Galles du Sud régulièrement sujets à des black-out, des pannes généralisées de courant. Cette giga-batterie pourra restituer le surplus d’énergie verte lors des pics de consommation électrique.   

Une bonne nouvelle pour la planète également car cette infrastructure évitera un recours accru au charbon dans la production d’électricité. Un enjeu de taille puisqu’en Australie, la production électrique est assurée à 63,4% par les centrales à charbon, une énergie fossile (chiffres 2016 – Agence Internationale de l’Énergie).  

Le développement de l’hydrogène

Le développement de l’hydrogène vert est aussi une piste étudiée pour stocker l’électricité. Comment cela ? L’hydrogène (H) est un gaz léger présent sur terre en quantité astronomique. S’il est peu présent seul à l’état naturel, on le retrouve dans la composition de l’eau (H₂O) ou du méthane (CH₄).

Ce gaz est un levier formidable pour le stockage de l’électricité. En effet, on peut fabriquer de l’hydrogène par électrolyse de l’eau. L’électrolyse, kézako ? On vous l’accorde, on dirait un nom de boisson énergisante (sauf que ce n’est pas ça 😉 !). Il s’agit de soumettre de l’eau à un fort courant électrique. De ce fait, les molécules d’hydrogène et d’oxygène qui constituent l’eau se détachent. 

L’hydrogène peut alors : 

  • Être conservé dans des piles à combustible qui peuvent alimenter des foyers ou des voitures électriques ; 
  • Être injecté en petite quantité dans le réseau de gaz naturel pour chauffer les ménages ; 
  • Servir à fabriquer du méthane à partir du CO₂ généré par la production de biogaz. Comment ? En récupérant ce CO₂ et en l’associant à du dihydrogène (H₂). Et oui, souvenez-vous de vos cours de collège : CO₂ + H₂ = CH₄ + H₂O. 

En utilisant le surplus de production d’électricité renouvelable pour produire de l’hydrogène vert, on favoriserait la transition énergétique. À l’heure actuelle, cette solution est encore chère. Toutefois, on peut penser qu’elle sera amenée à se développer. La filière hydrogène est soutenue par les pouvoirs publics. Le plan de relance économique « France Relance » lui accorde 7 milliards d’euros. 

Les technologies de stockage progressent. En attendant leur essor, on peut d’ores et déjà agir en faveur de la transition écologique. Comment ? En optant pour une offre d’électricité verte ou de biométhane. Chez ekWateur, fournisseur d’électricité verte, on propose des offres d’énergies renouvelables avec un prix du kWh plus avantageux que les tarifs réglementés. Vous faites un geste pour l’environnement et aussi pour votre porte-monnaie. 😊

 

👆 Psssst : Vous voulez produire votre propre électricité photovoltaïque ? On me dit dans l’oreillette qu’ekWateur dispose aussi d’une offre d’autoconsommation solaire et d’un kit solaire à poser soi-même pour faire un premier pas et découvrir l’autoconsommation ! Prêt-e à vous lancer ? 😉

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