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matériau d'isolation
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Isolation écologique : comment isoler une maison en respectant l'environnement ?

Vous le savez, l'isolation thermique est une étape essentielle pour optimiser la consommation d'énergie de son logement. On pourrait être tenté-e de se lancer dans les travaux sans prêter attention à l'impact environnemental. Or, dites-vous que les matériaux d'isolation que vous allez utiliser dureront des dizaines d'années et ils peuvent à terme être nocifs pour votre santé. Sans compter l'empreinte carbone liée à leur fabrication.

Qu'il s'agisse d'une isolation des murs, de la toiture ou encore des fenêtres, vous pouvez tout à fait isoler votre maison écologiquement. Il suffit pour cela de trouver des matériaux d'isolation écologiques ou naturels ou encore de faire appel à un professionnel reconnu garant de l'environnement. On vous explique tout ça en détail.


Étape 1 - Trouver un artisan RGE pour une isolation écologique

Si vous cherchez à vous lancer dans l'isolation écologique, votre premier réflexe doit être de trouver un professionnel portant la mention RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). C'est d'ailleurs obligatoire si vous prévoyez de demander des primes à la rénovation énergétique pour vos travaux (MaPrimeRénov, Coup de pouce Isolation, etc.). On vous invite à consulter notre guide sur le financement des travaux d'isolation pour en savoir plus.

Les artisans RGE sont formés à la rénovation énergétique dans une démarche responsable, en priorisant les énergies renouvelables. En clair, ils sont garants de travaux de qualité. Pour prendre rendez-vous avec un professionnel RGE autour de chez vous, il vous suffit de consulter le moteur de recherche France Rénov.

Sinon, vous pouvez consulter les primes énergie d'Ekwateur et contacter notre service client pour évaluer votre besoin et le prix des travaux ! On se fera un plaisir de vous apporter un conseil personnalisé dans votre projet d'isolation thermique. 😉

Étape 2 - Prioriser vos travaux d'isolation

Penser environnement, c'est également prioriser ses travaux pour viser le plus d'économies d'énergie possible. Si vous n'avez pas prévu de vous lancer dans une rénovation globale, voici les endroits prioritaires où il est important d'investir dans une meilleure isolation.

L'isolation du toit

L'isolation des combles (toiture) est le premier chantier à prévoir. C'est à cet endroit que les déperditions sont les plus importantes (25 à 30% de la chaleur s'y échappe selon l'ADEME), c'est donc là que c'est le plus rentable.

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L'isolation des murs

Il y a environ 20 à 25% de déperditions au travers d'un mur mal isolé.

L'isolation du plancher bas

Pour éviter 7 à 10% de pertes de chaleur, pensez à isoler votre plancher bas si votre maison est construite sur un vide sanitaire ou un sous-sol.

L'isolation des fenêtres

En remplaçant le simple vitrage par du double vitrage, vous réduisez de 10 à 15% les pertes de chaleur.

D'ailleurs, dans le cas de plusieurs travaux d'isolation, vous pouvez profiter d'aides supplémentaires sous forme de "bonus" si vous atteignez une classe énergétique performante sur le DPE. Le montant total des aides cumulées peut parfois couvrir jusqu'à 90% du prix des travaux !

Étape 3 - Utiliser des matériaux d'isolation écologiques

Pour une isolation écologique, il est également crucial de choisir des isolants écologiques ou naturels. Ils sont à la fois plus respectueux de l'environnement par leur procédé de fabrication, et aussi plus sains pour votre santé !

En effet, certains matériaux contiennent des substances toxiques, voire cancérigènes. Bien qu'il n'y ait pas d'équivalent à l'étiquette énergie pour ces produits, vous pouvez vous fier à l'étiquette d'émissions de COV. Elle indique le niveau d'émissions dans l'air intérieur en classant le produit entre A+ et C.

Quels sont les matériaux de construction écologiques ?

Vous pouvez opter pour des matériaux isolants écologiques, appelés aussi isolants biosourcés. Ils sont conçus à partir de matières premières d'origine végétale ou animale :

  • Bois ;
  • Paille ;
  • Liège ;
  • Chanvre ;
  • Lin ;
  • Laine, etc.

On trouve également des isolants fabriqués à partir du recyclage (plastique recyclé, ouate de cellulose, tissu, etc.). Attention, bien que ces matériaux soient écologiques par leur conception, on ne peut pas dire qu'ils soient 100% naturels, car ils subissent des transformations et sont composés d'additifs et de quelques substances nocives pour l'environnement.

Quels isolants biosourcés ou recyclés choisir ?

Si vous ne savez pas quel isolant choisir, voici quelques recommandations en fonction des travaux que vous comptez effectuer :

  • Laine de bois et fibre de bois : parfait pour l'isolation des planchers, des combles, de la toiture et des murs ;
  • La ouate de cellulose : pour les combles, planchers, toitures et murs ;
  • Le chanvre : pour les murs, toitures et sols ;
  • Le béton de chanvre : adapté aux murs non porteurs (en ossature bois) ;
  • Les plumes de canard : en rouleaux à placer entre les éléments d'ossature horizontaux ou inclinés, ou bien en panneaux entre les éléments d'ossature verticaux ;
  • La laine de mouton : idéal pour les combles, toitures, planchers, cloisons et murs ;
  • Le liège expansé : recommandé pour les murs, combles, toitures, planchers et cloisons ;
  • Les fibres de textile recyclé : à utiliser pour les murs, combles, planchers, toitures et cloisons.

Quel est le meilleur isolant écologique ?

Pour info, il semblerait que la laine animale soit l'isolant écologique le plus performant ! Certaines comme la laine de mouton résistent d'ailleurs très bien à l'humidité.

Est-ce aussi efficace que des isolants classiques ?

Choisir un isolant écologique, c'est bien, en choisir un performant, c'est encore mieux. Car l'objectif est avant tout de limiter au maximum les déperditions d'énergie. Et, qui dit économies d'énergie, dit réduction de l'impact environnemental (car l'énergie la plus verte est celle qu'on ne consomme pas !).

Exit donc le polystyrène, dont l'isolation acoustique est mauvaise, ou la laine de verre qui résiste mal à l'humidité en cas de pluie.

Alors, quelle différence entre un bon et un mauvais isolant me direz-vous ? Voici une première piste pour vous aider avec quatre indicateurs essentiels à maîtriser :

  • Le coefficient de conductivité thermique lambda : il s'agit de la capacité du matériau à conduire la chaleur. En bref, plus ce chiffre est petit et plus cela signifie que le matériau transmet la chaleur (et donc que le produit est peu isolant). Il est généralement compris entre 0,025 et 0,05 W/m.K (watt par mètre-kelvin);
  • La résistance thermique (R) : cet indicateur, exprimé en m².K/W, fait référence à la performance de l'isolant et il est calculé à partir du coefficient précédent et de l'épaisseur du produit. Donc, plus la résistance est haute, et plus le matériau est efficace ;
  • Le coefficient de transmission thermique (U) : dans le cas où l'isolant est composé de plusieurs matériaux, cela permet de connaître la performance totale. Plus la valeur U est faible, et plus c'est positif. Notez que Up désigne les parois, Uw les fenêtres, Ug les vitrages et Ud les portes ;
  • Le facteur de transmission solaire (Sw) : pour connaître la quantité de chaleur émise par le soleil qui peut traverser une paroi vitrée. Plus Sw est grand, plus il y a de chaleur qui passe.

Il ne vous reste maintenant plus qu'à comparer les matériaux d'isolation au regard de ces indicateurs. Vous pouvez également choisir vos matériaux en fonction des certifications ou des labels, bien que ces derniers ne soient pas encadrés par la loi.

Où les acheter ?

Pour minimiser l'impact écologique de vos travaux, vous pouvez acheter local. Et oui, si vous faites livrer des matériaux depuis l'autre côté de la planète, ça n'a plus de sens ! Privilégiez un magasin de bricolage de proximité et des produits fabriqués en France (idéalement).

Si vous n'êtes pas véhiculé-e, vous pouvez très bien commander sur un site en ligne. De cette manière, la livraison est partagée avec d'autres clients (ce qui évite de multiplier les émissions de CO₂ pour le transport).

Étape 4 - Recycler ses matériaux d'isolation

Selon le gouvernement, le secteur du BTP produit environ 246 millions de tonnes de déchets à l'année, soit presque 3/4 des déchets produits dans tout le pays ! Sur le total, 13 millions sont considérés comme non dangereux (bois, plastiques, métaux, etc.) et ce sont certainement ceux-là que vous allez accumuler lors de vos travaux.

Et, bien qu'ils ne présentent pas de risque pour la santé, ils constituent une pollution visuelle et environnementale (pollution des sols, de l'air et de l'eau). Il est donc crucial de limiter les déchets liés à votre rénovation et surtout de les revaloriser dans la mesure du possible.

La bonne nouvelle, c'est que les professionnels du BTP sont particulièrement sensibilisés au tri et au recyclage ! En effet, s'ils ne respectent pas les consignes de tri imposées par le gouvernement, ils encourent une amende pouvant aller jusqu'à 15 000€. Vous n'avez donc pas de souci à vous faire de ce côté-là.

Quid des travaux d'isolation que l'on fait soi-même ? Ou des restes de l'ancien isolant à remplacer ? D'abord, sachez qu'il n'est pas toujours nécessaire de jeter l'ancien isolant. La laine de verre, par exemple, peut survivre plusieurs dizaines d'années. Vous pouvez simplement ajouter une nouvelle couche d'isolant si celle-ci est encore en bon état. En plus, ça vous évite de placer une épaisseur supplémentaire !

Dans le cas contraire, c'est-à-dire celui où la laine est dégradée, vous pouvez la recycler en la déposant dans une déchetterie. D'autres déchets peuvent également être recyclés :

  • Les déchets inertes (pierre, béton, verre, etc.) à jeter dans des déchetteries ou des installations de stockage des déchets inertes (ISDI) ;
  • Les déchets non dangereux non inertes (bois, plâtre, plastique, métal, etc.) : dans une déchetterie ou une installation dédiée (ISDND). Vous pouvez aussi donner une seconde vie au bois en l'utilisant pour votre cheminée, par exemple.

Attention, en revanche, certains déchets dangereux (peinture, vernis, goudron, amiante, plomb) ne doivent pas être mélangés avec les autres et doivent être stockés dans des lieux spécifiques appelés ISDD (Installation de stockage de déchets dangereux).

C'est pour cette raison qu'on retrouve différentes bennes sur les chantiers. Cela permet de trier tous les déchets au préalable.

En résumé, si vous voulez entamer une isolation thermique de façon écologique, privilégiez des matériaux écologiques (laine de bois, chanvre, ouate de cellulose, liège, laine de coton, fibre de bois, etc.). Faites appel à un artisan RGE car en plus d'optimiser l'impact environnemental de vos travaux, il vous fera bénéficier d'aides financières.

Commencez par l'isolation du toit ou des murs car ils sont les plus rentables. Enfin, recyclez vos matériaux usagés en les amenant dans une déchetterie adaptée ou en les réutilisant (bois).

Pour rappel, Ekwateur participe aux Certificats d'Économies d'Energie (CEE) et peut donc vous aider à financer vos travaux d'isolation.

Sources

https://librairie.ademe.fr/cadic/6488/guide-pratique-isoler-sa-maison.pdf

https://heero.fr/guide-travaux/isolation/choisir-isolant/quel-est-le-meilleur-isolant-ecologique/

https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/maison/decoration/commencer-travaux-renovation

https://www.ecologie.gouv.fr/dechets-du-batiment-et-des-travaux-publics

https://www.batiweb.com/actualites/legislation/dechets-chantier-reglementation-40799

https://www.lenergietoutcompris.fr/actualites-conseils/isolant-usage-que-dois-je-en-faire-47570

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