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L'autoconsommation : état des lieux

Le blog d’ekWateur

27 août 2019

L’autoconsommation d’électricité photovoltaïque :

Qu’est-ce que c’est ?

Et où en sommes-nous aujourd’hui ?

Des maisons avec des panneaux solaires installés sur les toits

C’est quoi, l’autoconsommation électrique ?

Tout est dans le nom ! C’est le principe qui consiste à consommer de l’électricité que l’on a produite soi-même. Cette électricité peut provenir de différentes sources : le soleil, l’eau, le vent, la chaleur… Mais c’est principalement dans le domaine de l’énergie solaire que l’autoconsommation se développe aujourd’hui chez les particuliers, grâce à l’utilisation de panneaux photovoltaïques.

Comment ça marche ?

Si vous installez un panneau photovoltaïque dans votre jardin ou sur le toit de votre maison, celui-ci va capter la lumière du soleil et la transformer en courant continu. Ce courant passe ensuite dans un onduleur photovoltaïque pour être transformé en courant alternatif, celui qui est utilisé par votre maison et vos appareils électriques. Vous êtes alors fin prêt à consommer et/ou injecter dans le réseau l’électricité produite par vos panneaux !

En fonction du rendement de votre installation et de votre profil de consommation, vous pourrez pratiquer l’autoconsommation totale ou partielle. Dans le cas de l’autoconsommation totale, c’est simple : vous consommez l’intégralité de l’électricité produite par vos panneaux !

En autoconsommation partielle, vous couvrez une partie de vos besoins électriques en consommant l’électricité que vous avez produite. Cette configuration est la plus courante chez les particuliers. Pourquoi ? Parce que la courbe de production d’électricité des panneaux solaires dans la journée n’est généralement pas synchronisée avec la courbe de consommation des ménages, dont les pics de consommation sont souvent constatés le matin et le soir.

Lorsque vos panneaux produisent de l’électricité que vous ne consommez pas, quand vous êtes au travail par exemple, celle-ci est réinjectée dans le réseau public de distribution (ENEDIS, dans 95 % des cas) si vous y êtes raccordé. Après le coucher du soleil, quand vos panneaux ne produisent plus d’électricité, ce sont le réseau et un fournisseur d’énergie qui prennent le relais pour vous fournir l’électricité dont vous avez besoin.

Pourquoi pratiquer l’autoconsommation ?

Les premiers avantages auxquels on pense immédiatement, c’est que l’on va pouvoir diminuer sa facture énergétique et devenir moins dépendant de son fournisseur d’énergie.

Et c’est vrai !

Vous savez précisément ce que vous coûte l’électricité que vous produisez vous-même, et vous en maîtrisez le coût durablement : pendant la durée de vie de vos panneaux solaires, soit… entre 20 et 30 ans 😊 L’autoconsommation vous permet de devenir acteur avant même d’être consommateur, vous ne dépendez pas des tarifs de marché et vous pouvez ainsi, dans la durée, réduire le montant de votre facture d’environ 15 à 25 %[1].

Et les bénéfices ne s’arrêtent pas là ! L’autoconsommation est aussi (et surtout) une formidable opportunité d’agir en faveur de la transition écologique.

Et oui, augmenter la production d’électricité solaire sur le territoire est une bonne façon de contribuer au développement des énergies renouvelables et à la diversification du mix énergétique en France. Cela vaut la peine ! Le dernier « Panorama de l’électricité renouvelable au 31 décembre 2018 » mis en ligne par ENEDIS indiquait que les énergies renouvelables avaient couvert 22,7 % de la consommation électrique nationale l’année dernière. Le chiffre est en progression (+4,1 points par rapport à 2017), mais il reste encore beaucoup à faire pour consommer une énergie vraiment propre dans notre pays ! Le développement de l’autoconsommation est un enjeu majeur pour atteindre les objectifs fixés par la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015, qui prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale brute d’énergie à l’horizon de 2030.

L’autoconsommation contribue aussi à repenser tout l’écosystème énergétique auquel nous étions habitués jusqu’ici : il favorise la transition d’un modèle de production centralisée vers un modèle où, désormais, l’électricité peut être produite par chacun depuis son toit. Produire local et consommer local : l’autoconsommation, c’est le « circuit très court » de l’énergie !

offre renouvelable électricité

État des lieux : où en sommes-nous, en France ?

Depuis quelques années, l’autoconsommation solaire monte en puissance dans notre pays : 20 000 foyers résidentiels étaient équipés en autoconsommation en 2017, et 10 000 nouvelles demandes de raccordement d’installation photovoltaïque au réseau ont été enregistrées la même année… soit une hausse du parc d’autoconsommation résidentielle de 50 % en un an !

Pour autant, la production d’électricité d’origine photovoltaïque reste marginale dans l’hexagone. D’après le dernier bilan électrique de la RTE pour l’année 2018, la filière de la production solaire ne couvre encore que… 1,95 % de la consommation d’électricité nationale !

Et il faut bien reconnaître que la France est plutôt à la traîne en Europe.

Regardons un peu ce qu’il en est chez nos voisins européens : en Allemagne, le solaire a couvert presque 7 % de l’électricité consommée dans le pays en 2018, avec 1,5 millions d’autoconsommateurs, dont plus de 500 000 particuliers. En Italie, on atteint même 7,3 % de taux de couverture de consommation électrique grâce à au solaire, avec 750 000 foyers équipés en 2017. Au Royaume-Uni (oui, le pays du « fog » !), on atteint le même chiffre de 750 000 autoconsommateurs. Et ils sont presque 400 000 en Belgique…

Alors pourquoi les Français ne déploient-ils pas des panneaux solaires sur les toits de leur maison comme le font les Italiens et les Allemands, mais aussi les Britanniques, les Belges ou les Néerlandais, dont les pays ont pourtant un niveau d’ensoleillement inférieur au nôtre ?

Les raisons du retard français : le prix de l’électricité…

Il y a d’abord le prix historiquement bas de l’électricité en France. Les centrales nucléaires (encore plus de 70 % du mix énergétique national en 2017) ont longtemps favorisé des tarifs plus faibles que ceux de nos voisins européens. Les derniers chiffres publiés par Eurostat en mai 2019 montrent que le prix du kWh en France est toujours inférieur à la moyenne européenne, et presque même deux fois moins élevé encore que ceux pratiqués au Danemark et en Allemagne ! Cela n’a pas encouragé nos concitoyens à s’intéresser à des solutions énergétiques alternatives, et encore moins à investir dans des installations d’autoconsommation.

Mais… la donne change rapidement. D’après l’INSEE, le prix de l’électricité a augmenté de presque 50 % ces dix dernières années, et cela ne devrait pas s’arranger : la CRE (Commission de régulation de l’énergie) revoit presque chaque année les tarifs réglementés de l’électricité à la hausse (+5,9 % le 1er juin dernier !), et le parc nucléaire français vieillissant annonce des investissements lourds qui seront répercutés sur le prix du kWh. Ainsi, au fur et à mesure que le prix de l’énergie augmente chez nous, l’autoconsommation apparaît de plus en plus comme une alternative majeure, tant sur le plan de la transition écologique que sur celui de la maîtrise de sa facture d’électricité, à l’instar des Allemands par exemple.

Le coût longtemps élevé des installations photovoltaïques…

Le prix élevé des équipements photovoltaïques a également pu être dissuasif. Les technologies photovoltaïques ont néanmoins fait des progrès considérables ces dernières années, et elles ont beaucoup gagné en qualité, en durabilité et en compétitivité. L’investissement de départ est beaucoup plus abordable aujourd’hui : chez ekWateur, on vous propose par exemple de vous lancer pour moins de 1 000 € avec un petit panneau photovoltaïque à installer dans votre jardin ! L’amortissement de l’installation est également plus rapide. Autre bonne nouvelle, de nombreuses solutions « intelligentes » ont émergé récemment : dispositifs de stockage de l’électricité, compteurs évolués (Linky), box de pilotage, automatisation de l’asservissement des chauffe-eaux, etc. En déplaçant certaines consommations d’énergie durant les heures d’ensoleillement et de production d’électricité, elles permettent aux particuliers d’augmenter leur consommation d’électricité produite par leurs panneaux. Avec des économies à la clé !

Des arnaques et des idées reçues…

Le développement de l’autoconsommation en France a aussi souffert des arnaques qui se sont multipliées il y a quelques années, dans la foulée du Grenelle de l’environnement en 2007 et des aides et crédits d’impôts institués par l’État. Le Groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque estimait l’année dernière que près de 10 000 foyers pourraient avoir été victimes de pratiques commerciales frauduleuses : démarchage à domicile par des installateurs douteux, équipements non certifiés, promesses d’économies exorbitantes ou encore de coups de pouce fiscaux inexistants… Ces mauvaises expériences ont inévitablement nui à la filière du photovoltaïque. Pour éviter toute mésaventure, il faut bien préparer son projet : consulter plusieurs entreprises pour comparer les devis et toujours s’adresser à un professionnel qualifié et titulaire de l’agrément RGE (Reconnu garant de l’environnement).

Quelques idées reçues ont aussi freiné les Français : la météo, par exemple !

Vous pensez que l’installation de panneaux solaires n’est rentable que dans les régions du Sud de la France ? Et pourtant, Berlin est l’une des villes dont le parc photovoltaïque est le plus grand en Europe 😊 Rappelons-nous que le photovoltaïque est bien plus développé en Allemagne que chez nous, alors que les régions qui y sont les plus ensoleillées peinent à atteindre la moyenne de la France métropolitaine. L’autoconsommation est tout à fait possible dans des zones géographiques bénéficiant d’un ensoleillement moindre, il suffit simplement d’en tenir compte dans le dimensionnement de son installation et d’anticiper un amortissement un peu plus long de son investissement.

…Et une réglementation complexe

Face au manque d’enthousiasme des Français, les pouvoirs publics ont pris des mesures pour encourager l’autoconsommation avec la loi du 24 février 2017, l’arrêté du 9 mai 2017 et le Plan « Place au soleil » annoncé le 28 juin 2018 : vous pouvez désormais bénéficier d’une prime pour votre installation photovoltaïque (jusqu’à 1 200 € sur 5 ans), mais aussi d’un tarif d’achat de votre excédent de production d’électricité (il devait être réinjecté gratuitement dans le réseau jusqu’alors).

Pour autant, pas toujours facile de s’y retrouver : si l’État permet désormais à tous les fournisseurs d’énergie du marché, et non plus seulement à EDF, de racheter le surplus d’électricité produite par les particuliers, les procédures administratives restent encore longues et complexes ! Aujourd’hui, par exemple, il faut encore compter parfois jusqu’à 18 mois pour pouvoir bénéficier du tarif de rachat subventionné par l’État chez son fournisseur d’énergie habituel… Heureusement, certains fournisseurs, comme ekWateur, développent des solutions pour vous accompagner dans ces démarches fastidieuses. Et oui, on n’a pas l’intention de vous laisser vous décourager : l’autoconsommation est une trop belle opportunité de produire de l’électricité verte !

Et aujourd’hui ? Tous les voyants sont au vert !

Aujourd’hui, tous les voyants sont au vert : progrès considérables et baisse des coûts des technologies photovoltaïques, anticipation d’une hausse importante de l’électricité dans les années à venir, mobilisation de l’État… le photovoltaïque s’impose désormais comme une solution citoyenne et vertueuse incontournable. Alors, produirons-nous tous demain notre propre électricité comme certains cultivent déjà leur potager ? On suit le dossier 😉

D’ici là, sachez qu’ekWateur encourage le développement de cette pratique en vous accompagnant de A à Z dans votre projet d’autoconsommation… Vous envisagez l’installation d’un panneau photovoltaïque, mais vous ne savez pas par où commencer ? Vous êtes déjà équipé et vous voulez vous faire raccorder ? Vous souhaitez vendre votre surplus d’électricité mais vous êtes découragé par les démarches ?

Contactez notre super service client... On sera ravis de trouver des solutions pour vous !

offre électricité verte

[1] Voir l’infographie « Faits et chiffres : l’autoconsommation d’électricité photovoltaïque » publiée par l’ADEME dans Le Mag n°116, juin 2018 : https://www.ademe.fr/autoconsommation-delectricite-photovoltaique.