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Illustration d'un compteur d'énergie et la facture qui en découle : l'impact de la hausse des prix de l'énergie sur votre facture

Hausse des prix de l'énergie : les impacts sur vos factures

Depuis l’automne 2021, les prix de l’énergie ne font qu’augmenter, particulièrement pour les périodes hivernales. Cette augmentation se répercute sur nos coûts d’approvisionnement, et sur les prix que nous pouvons vous proposer.

Aujourd’hui, nous savons que la hausse de nos prix va continuer en août et au-delà. Par cet article, nous voulions donner de la visibilité et des explications à nos clients.

Illustration d'un compteur d'énergie et la facture qui en découle : l'impact de la hausse des prix de l'énergie sur votre facture
12 juillet 2022

Pourquoi les prix de l’énergie explosent ?

Les courbes ci-dessous représentent les prix du gaz (en bleu) et de l’électricité (en rouge) sur les marchés de gros, pour une livraison en 2023. Comme vous pouvez le voir, c’est à partir de la fin de l’été 2021 (au niveau de l'encadré vert) que les prix de l’électricité et du gaz ont commencé à fortement augmenter.

Courbes d'évolution du gaz et de l'électricité cal 2023 depuis juillet 2022
Évolution du prix de l’électricité et du gaz naturel pour livraison en 2023 en €/MWh, source : SirEnergie

Pourquoi le prix du gaz augmente ?

Le prix du gaz a été multiplié par 6 entre l’été 2021 et aujourd’hui. L’augmentation des prix du gaz découle de l’accumulation de plusieurs facteurs, décisions et évènements, voici les principaux :

  • La forte demande de gaz en Asie, notamment sous l’effet de la reprise économique post-Covid, plus forte que ce qui avait été prévu. Les marchés gaziers européens et asiatiques sont en concurrence pour attirer les cargos de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des pays producteurs ;
  • L’augmentation du prix des quotas des émissions de CO₂ sous l’effet de politiques européennes volontaristes, qui amènent les acteurs à préférer brûler du gaz que du fioul ou du charbon (ce qui est une bonne nouvelle !) ;
  • La guerre en Ukraine (et les tensions qui ont précédé en 2021), la Russie utilisant le gaz pour faire pression sur l’UE en livrant moins de gaz que d’habitude, ce qui a pesé sur la reconstitution des stocks pour l’hiver 2021-22 et pèse désormais encore plus sur l’hiver à venir.

À ce titre, signalons que le réseau européen étant interconnecté, si un pays n’a pas réussi à suffisamment reconstituer ses stocks de gaz pour l’hiver suivant, ce sont tous les autres pays qui se retrouvent également impactés. Ainsi, même si le gaz en provenance de Russie ne pesait que pour 17% des approvisionnements français (avant la crise), le prix du gaz lié en France est par exemple influencé par la situation en Allemagne (dépendante à 40% du gaz russe). 

Nous avons rédigé un article entièrement dédié à ces sujets que nous invitons à lire pour mieux comprendre la situation « Hausse du prix du gaz naturel : comprendre l’augmentation ».

Pourquoi le prix de l’électricité augmente ?

Le prix de l’électricité est lié à celui des combustibles

Le prix de l’électricité a été multiplié par 10 entre l’été 2021 et aujourd’hui. Le prix de l’électricité est lié au prix des combustibles, c’est un mécanisme qui est encore peu compris des consommateurs-trices car assez complexe.

Le prix de l’électricité est fixé en fonction de son “coût marginal de production”. Cela signifie que c’est la centrale appelée pour produire le dernier kWh demandé qui sera prise en compte pour fixer le prix de l’électricité. Les centrales les moins coûteuses sont utilisées en premier pour produire l’électricité (les éoliennes, le solaire, l’hydraulique puis le nucléaire).

Même si l’électricité est produite en grande majorité avec une énergie « bon marché », si une centrale à gaz est appelée pour produire de l’électricité en dernier, c’est cette dernière qui sera prise en compte pour le calcul du prix.

Ainsi, quand la demande est plus forte ou quand les moyens de production les moins chers sont moins disponibles, les centrales qui ne sont d’habitude utilisées qu’en période de tension (en plein hiver par exemple) sont appelées.

Ces centrales-là sont généralement des centrales qui fonctionnement avec du charbon ou du gaz, et qui émettent du CO₂ (et sont assujetties à ce titre au prix des quotas de CO₂ évoqué plus haut). Si au moment où la centrale est appelée à produire, le prix des combustibles est haut, cela fera forcément augmenter le prix de l’électricité. Comme nous l’avons vu, les prix du gaz et du CO₂ ont fortement augmenté. Le prix du charbon a lui aussi augmenté (il a été multiplié par 3 entre l’été 2021 et aujourd’hui). Ces augmentations expliquent une grande partie de l’augmentation des prix de l’électricité, mais pas la totalité.

Cela veut dire aussi, vous l’avez bien compris, que les producteurs qui produisent à bas coût (hydraulique, nucléaire, éolien, solaire) deviennent très rentables car ils peuvent vendre beaucoup plus cher de l’électricité qu’ils produisent au même coût (à l’exception des centrales qui avaient fixés leurs prix de ventes sur du long terme avant la crise).

Le parc nucléaire à la peine

En effet, le prix de l’électricité français est beaucoup plus élevé que le prix allemand par exemple. Pour cet hiver, il est près de 2 fois plus élevé (900 €/MWh) ! Ceci est dû à une difficulté conjoncturelle propre à la France : en ce moment en France, et pour l’hiver à venir, les moyens de production nucléaires sont moins nombreux que d’habitude.

La disponibilité des moyens de production nucléaires a un impact très important sur le prix de l’électricité française : l’électricité produite en France vient à 70% du nucléaire !

Or à ce jour, environ la moitié des réacteurs sont à l’arrêt (27 sur 56), et l’on craint que la disponibilité ne puisse remonter suffisamment pour cet hiver. Comment l’expliquer ?

D’abord, pendant le covid, une partie de la maintenance des centrales nucléaires a pris du retard, ce qui a désorganisé le planning d’arrêts des centrales, prévu pour assurer le maximum de production pendant l’hiver.

Ensuite, l’hiver dernier, plusieurs autres réacteurs ont dû être arrêtés suite à des problèmes de corrosion : l’ASN (l’Autorité de Sureté Nucléaire) a exigé d’EDF que des contrôles non prévus soient effectués, ce qui perturbe encore plus le calendrier des maintenances.

Les fortes chaleurs et la sécheresse que nous subissons en ce moment peuvent aussi ralentir la production nucléaire. Certaines centrales utilisent les fleuves à côté desquels elles sont installées pour refroidir leurs réacteurs. Quand il fait trop chaud, la température des fleuves augmente et la production doit être limitée. Même chose pour la sécheresse, les fleuves ne peuvent être utilisés quand le débit d’eau est trop faible.

Ce phénomène contribue à expliquer que le prix soit exceptionnellement élevé même cet été, mais le plus important est le risque de faible disponibilité cet hiver.

 

Ce sont tous ces facteurs qui entrainent la hausse du prix de l’énergie. Pour vous donner un ordre d’idée, le prix spot (= le prix pour une livraison immédiate) de l’électricité sur le marché français était de 401,04€/MWh à 12h le 11/07/2022, contre 73€ le même jour en 2021, 27,6€ en 2020 (peu représentatif car période de covid) et de 51,42€ en 2019.

Tout cela marque malheureusement la fin de l’époque où la France produisait et exportait de l’électricité peu chère. Depuis novembre 2021, nous sommes importateur net et notre politique du tout électrique (chauffage, chauffe-eau…) nous rend aujourd’hui particulièrement vulnérable.

Il est possible que le gouvernement fasse des annonces pour protéger les consommateurs/trices les plus modestes de ces hausses à la fin du bouclier tarifaire fin décembre 2022. Nous n’avons cependant aujourd’hui pas d’information à ce sujet.

Pour limiter l’impact de la hausse des prix sur votre facture, il est possible de passer au prix fixe

Nos prix reflètent ces conditions d’approvisionnement, et vont continuer à augmenter significativement en août, en septembre et en octobre.

Pour rappel, si vous avez un contrat variable, le prix de votre kWh est révisé chaque mois. Si vous nous avez bien suivi, il sera révisé à la hausse le mois prochain : nous pouvons vous dire avec certitude que la hausse sera de 20% pour l’électricité et le gaz en août et qu’elle sera probablement encore plus sévère les mois suivants, puisque les prix pour l’hiver sont beaucoup plus élevés que ceux de cet été.

Pour celles et ceux en prix variable, une possibilité d’éviter des prix encore plus élevés dans le futur est de passer à un contrat fixe dès que possible. Le prix immédiat sera plus élevé que votre prix variable, mais votre contrat ne pourra pas augmenter pendant un an : vous serez protégé-e des possibles fortes hausses à venir pendant tout ce temps. N’oubliez pas que vous consommez plus d’énergie en hiver qu’été ! Notez tout de même qu’en cas de baisse des prix (ce qui peut être possible si une solution au conflit ukrainien est trouvée), vous ne pourrez pas bénéficier de la baisse des prix puisque votre contrat est fixé.

 

L’opération est uniquement faisable depuis votre espace client sur votre ordinateur (ce n'est pas encore possible depuis l'application)

Et bien sûr, la manière la plus efficace de limiter la hausse des prix sur votre facture est de réduire votre consommation d’énergie, nous avons rédigé un article qui rassemble tous les conseils pour y arriver : "Comprendre sa facture d'électricité pour mieux la réduire".

Sources

https://app.sirenergies.com/market-prices

https://nuclear-monitor.fr/#/home

https://www.rte-france.com/eco2mix/les-donnees-de-marche